Allaitement et reprise du travail…

Ce week-end, Perluette a vidé toute les réserves de lait maternel congelé. RIP ma cagnotte pour la reprise du travail!

Moi, qui écrivais il y a peu que je n’avais pas vu passer les pics de croissance de Perluette, principalement à cause du RGO, cette fois je suis servie.

La tempête est passée, Perluette est rassasiée, j’ai retrouvé mes esprits, et ma tisane de fenouil. Mais cet épisode a fait ressortir pas mal d’ambivalences liées à l’allaitement et à la séparation.

 

J’ai autant envie de couper ce lien que… de le garder.

 

Perluette a 5 mois, elle est allaitée exclusivement depuis sa naissance. C’est de loin mon allaitement le plus simple, le plus naturel et le plus épanouissant.

 

Cette fois-ci, je n’avais vraiment aucune ambition d’allaitement. Le lait en poudre était acheté, les petits biberons étaient prêts à être stérilisés si, à la sortie de la maternité, elle avait eu besoin de compléments.

Et puis le lait en boîte est toujours sur l’étagère du garage.

Entre temps, il y a eu ce RGO et cette forte probabilité d’intolérance au protéines de lait de vache qui a donné tout son sens à un allaitement maternel exclusif.

Comme avec Chupenn et comme avec Wendoï,l’allaitement a défini notre lien, à Perluette et à moi. Parce que c’est un grand plaisir d’abord. Et peut-être aussi en vertu la problématique typiquement féminine de la suprématie du FAIRE sur l’ETRE. Besoin de faire du bon lait pour être une super maman?

Toujours est-il que cet allaitement est une évidence.

 

Depuis quelques temps, on a commencé un peu à se décoller l’une de l’autre…

 

Il y a quelques temps, Perluette a pris son premier biberon avec son Papa. Sans difficultés et j’étais contente. J’étais contente que ça se passe sans difficultés pour elle, (elle était un peu décontenancée au début mais a vite pigé le truc) et surtout, j’étais contente d’être contente. Parce que le premier biberon, c’est une sacrée étape.

Quelques jours plus tard, j’avais trouvé une occasion positive de confier Perluette pour la première fois et filer en amoureux à la fête des Lumières avec Pacs-que-c’est-Lui. La « nounou », c’était ma maman, j’avais donc totalement confiance. Mais pour Perluette, elle est une presque inconnue. Là encore, Perluette a pris un biberon, et s’est endormie. Et là encore, j’étais contente.

 

L’autonomie de Perluette rime pour moi avec liberté retrouvée.

 

Le retour au travail se compte maintenant en jours et va probablement se passer au mieux. Mais cette « panne sèche » de ce week-end m’a fait remonter plein d’angoisses.

 

Manquer de lait…

 

La peur de manquer de lait, en premier lieu. Je sais que c’est rarissime mais ponctuellement inévitable. Jusqu’à présent, cette peur était restée à distance. Perluette a arrêté de manger la nuit à deux mois et demi, ça ma donné confiance en ma capacité à rassasier cette enfant. Et je sais que les pics de croissance sont des signes de bonne santé!

 

Mais cela m’a rappelé que l’allaitement ne se passe jamais comme on le projette, en tout cas dans mon cas.

 

Et que, malgré moi, j’avais quand même projeté pas mal de choses sur les semaines à venir. Je n’ai pas envie d’arrêter de l’allaiter avec la reprise du travail, et malgré les contraintes, l’idée d’emmener mon tire-lait au boulot a fait son chemin.

 

A contrario, je ne sais pas où en est l’intolérance de Perluette aux PLV. Et donc si, un lait maternisé pourrait prendre le relai d’un tire-allaitement trop contraignant. Ou qui ne serait plus suffisant en quantité pour elle! Je crois que j’ai pas besoin de cette pression supplémentaire, mais je ne m’étais pas encore projetée avant de l’entendre hurler de faim vendredi soir!

 

Cela m’a surtout rappelé que l’allaitement ça fonctionne -au moins- à deux. La maman et le bébé. Et en voyant Perluette tirer avidement sur ses bib, je me suis dit que Perluette n’aura peut-être pas la même idée que moi. Et il faudra m’y faire.

 

Alors finalement, si le biberon passe sans soucis et si je suis presque prête à laisser mon bébé, il y a encore un peu de boulot pour préparer la reprise… Et re-remplir le frigo ne sera pas le plus compliqué. 

 

Prochaine étape, jeudi : je laisse Perluette pour la première fois chez nounou (la vraie) pour accompagner une sortie d’école de Wendoï. Wendoï est comme une dingue à cette idée, elle attend ça encore plus que Noël.

 

Pas simple de se séparer, hein? Même si, en passant 6 mois ensemble, on est quand même drôlement bien loties…

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11 comments on “Allaitement et reprise du travail…

  1. Le Rire des Anges
    18 décembre 2017 a 18 h 27 min

    Tu as raison, c’est une chance déjà d’avoir du temps (comme j’en ai pris aussi) mais bon…
    Pour Fripouille j’ai stimulé ma lactation tous les midis et ça a suffit par contre il tétait encore la nuit (a 5 mois) en même temps il lui avait pris l’idee de refuser le biberon!
    Ta nounou est ok pour lui donner du lait que tu aurais tiré?
    Mon homme a tenté le biberon puisque je n’etais Pas là hier… Elle n’a pas mangé mais s’est amusée avec la tetine! Alors je ne sais pas trop comment ça va se passer pour la reprise!
    Bonnes fêtes! 😉

  2. mamansurlefil
    18 décembre 2017 a 18 h 35 min

    Oui, mais ce n’est pas parce que tu as passé presque 6 mois avec elle que la séparation est plus simple… En tout cas, je suis sûre que vous allez trouvé un rythme et un équilibre qui vous conviennent à tous les 2, même si cela prend un peu de temps… Profite bien de la sortie scolaire !

    virginie

  3. Quatre enfants
    18 décembre 2017 a 21 h 53 min

    Comme cet allaitement respire la serenite … j’aurais tellement aimé connaître ça ! Profite des derniers instants de cette parenthèse à deux, et en te lisant, je sais déjà que la séparation se passera parfaitement !

  4. Claire
    18 décembre 2017 a 23 h 15 min

    Je suis sûr que tu trouveras une solution qui