Bonne année à la maman de la petite dragonne (et à tous les autres parents de bébés-dragons)

Le temps de Noël est aussi l’occasion de croiser le chemin d’autres personnes et d’autres expériences dont certaines nous rappellent des épisodes révolus… Ce 25 décembre, un café à la main, j’ai échangé à propos d’une maman de petite dragonne…

SAMSUNG CAMERA PICTURESJ’ai eu un petit dragon qui s’est métamorphosé avec les… hum…,…avec le temps, en un merveilleux petit garçon.

Les premiers temps furent juste un enfer. Pas de pause ni de relâche, ce nourrisson était in- . Impossible, insatiable, insupportable, inconsolable, incontrôlable, incompréhensible?

Il m’a épuisée. Il m’a fait tutoyer la folie car manquer de sommeil à ce point rend fou.

Il était un mystère dont je ne connaissais pas le code. Je n’ai jamais rien compris à ses cris. Faim, Peur, Sommeil, mal au ventre ? A la tête ? Alouette ?

Ce fut terrible mais peut-être un tout petit peu plus facile si à l’époque j’avais su ceci :

  • Ça passe. Je veux dire, ça fini par passer. Vraiment. Petit à petit. ça s’améliore. La marche apaise le bébé-dragon. La parole libère le bébé dragon.
  • Le bébé-dragon ne se transformera pas en enfant-dragon-terreur-de-la-cour-de-récré. Non. A 4 ans, mon exemplaire est plutôt plus facile et moins capricieux que la moyenne de la moyenne section
  • Le bébé-dragon est une espèce rare mais pas un exemplaire unique. Certains les appellent les ‘bébés aux besoins intenses’. Et il paraît que certains docteurs commencent à s’intéresser à l’élevage des bébé-dragons. (il paraît).
  • Les fratries de bébé-dragons sont rares.
  • Un jour on cesse d’envier les nouveaux parents qui découvrent la parentalité dans la quiétude et la douceur dont on a rêvé et on se marre intérieurement de les entendre s’attribuer tous le mérite de la situation. (« elle est très calme, mais, moi… Il est très adaptable, mais nous, dès le début…)
  • Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. J’ai horreur de cette maxime. Mais, en matière de bébé-dragons, c’est vrai…

Bon courage, Maman-dragon, je pense fort à toi… Je te souhaite une bonne année 2015.

P.S : le lien vers le blog des BABI, désormais abandonné mais néanmoins riche! et la description d‘Epuisella, criante de vérité…

Rendez-vous sur Hellocoton !

5 comments on “Bonne année à la maman de la petite dragonne (et à tous les autres parents de bébés-dragons)

  1. CompletementNad
    3 janvier 2015 a 15 h 43 min

    Même difficultés avec la grande, on pensait que ça ne s’arrêterait jamais et jusqu’à ses 18 ans 🙂 et puis finalement c’est comme tout ça passe et heureusement sinon on s’arrêterait là! Du coup quand on à su qu’on allé avoir des jumeaux on était prêt à galérer et au final ça c’est plutôt bien passé. Et même plus facile qu’avec la grande qui elle était seule.
    Je crois que pour un premier on idéalise trop et se rend pas compte de se qui nous attend, on fait pas la même erreur par la suite du coup ça se passe mieux…

    • Johanna Lara
      4 janvier 2015 a 11 h 25 min

      Oh Maïgat des jumeaux  après ça! Je me souviens de ton article… C’est vrai que l’épreuve du bébé difficile parait plus courante pour les n°1 mais il y a aussi des familles où la BABI est n°2 ou 3… cf  Zozomum! Cela dit les parents de jumeaux ont mon admiration sans limites!

      • CompletementNad
        4 janvier 2015 a 15 h 28 min

        Oh merci mais tu sais on a pas vraiment de mérite quand les bébés sont là et bien on fait ce qu’il y a à faire sans se poser de question c’est tout. Si la vie décide que la prochaine fois vous aurez des jumeaux (la dernière fois que j’ai dit ça à une proche ben elle a vraiment eu des jumeaux…;) ) vous allez gérer t’inquiète.

  2. Maman Kawazu
    20 juin 2016 a 15 h 04 min

    J’adore l’appellation « bébé-dragon » que tu as donné, je peux te la piquer ? 🙂

    J’ai découvert assez tard que mon fils était un bébé-dragon, cela m’a beaucoup rassuré au final car jusqu’à maintenant j’avais juste l’impression d’être une mauvaise maman qui ne s’en sortait absolument pas. J’ai énormément pleuré, craqué, frisé la folie et la dépression nerveuse… et j’ai surtout détesté les autres mamans qui vivaient une maternité si simple, que je leur enviais beaucoup. Ces mamans dont les bébés faisaient leurs nuits à 3 mois, qui ne pleuraient jamais, qui gémissais à peine quand ils avaient faims.

    Mon fils a toujours hurlé, pour tout et pour rien. Chaque besoin était intense, il n’a jamais commencé à pleuré parce qu’il avait faim mais il s’est toujours mis à hurlé tout de suite jusqu’à ce qu’il est le biberon en bouche. Même encore aujourd’hui, alors qu’il va avoir deux ans, il peut hurler « boire » et se mettre dans des états de crises phénoménales s’il n’a pas ce qu’il veut tout de suite. Je suis passée par les phases où il se roulait par terre très tôt, les coups de tête au sol et dans les meubles… J’ai tout essayé, rien ne le calmait. Je pouvais tenter de le rassurer, le caliner, crier, pleurer, gronder, parler, c’était toujours pire.

    Il s’est calmé depuis, même s’il est toujours un bébé dragon et qu’il peut avoir de grosses crises encore si frustration ou fatigue, c’est tout de même un peu moins impressionnant qu’avant… ou je l’accepte un peu plus, parce que je le comprends. Mais ce n’est pas simple ! Encore plus quand les autres nous donnent des conseils. « Tu n’es pas assez dure avec lui », « c’est parce qu’il a dormi avec toi », « c’est parce que tu ne l’as pas allaité », « c’est ceci ou cela ».

    Parfois je me dis que ça fais peut-être partie de mon chemin de vie. J’ai été éduquée sous VEO par exemple, j’ai choisi un chemin différent pour l’éducation de mon fils contre toute attente… et c’est d’autant plus difficile qu’il peut très facilement me pousser à bout. Je me dis que c’est lui qui m’a conduis à me remettre en question, à comprendre beaucoup de choses dont l’enfant que j’ai été. Je me dis aussi qu’il me prépare peut être à une prochaine maternité plus sereine ou à des étapes difficiles… Je ne sais pas. Mais il reste un cadeau, et quand il m’attrape par le cou pour m’embrasser d’amour j’oublie tout.

    http://www.mamankawazu.com

    • Johanna Lara
      20 juin 2016 a 21 h 33 min

      Merci pour ce témoignage qui m’émeut bcp… OUI CA PASSE, NON ce n’est pas de « notre faute ». Cet épisode est encore douloureux pour moi, mais il appartient au passé. J’ai appris à ne pas sous-évaluer les difficultés parentales des un(e)s et des autres. J’ai compris beaucoup de choses, comme tu le dis sur notre itinéraire familial. Quand on a choisit de faire notre n°2, c’était un acte de foi, parce que je ne me sentais vraiment pas capable de re-traverser tout ce qu’on avait traversé avec le n°1. Mais c’était si facile avec elle, elle a été pour moi comme un pansement sur les dernières plaies. C’est tout le mal que je te souhaite 😉
      Merci et à bientot, j’espère.

Un petit commentaire et je suis au paradis!