Ce que l’allergie a changé

Deux mois après la découverte de l’allergie de Chupenn aux fruits à coque (je fais court), que s’est-il passé? On hésitait entre la psychose largement alimentée par la lecture des stats issues de Docti*imo (on sait qu’il faut pas le faire mais on le fait toutes, hein? de taper « ma très grosse maladie » dans google?) et la peau de saucisson devant les yeux. Bref, on savait pas trop si on en faisait trop ou pas assez au regard d’une menace potentiellement (très) grave mais néanmoins vague.

Alors, deux mois après, on s’est détendu du pot de Nutella,

Ca n’a pas révolutionné nos placards. Notre pot de Nutella trône toujours sur son étagère, peut-être un peu moins plein, d’ailleurs (c’est la saison des crêpes et des gaufres, aussi…). On a gardé cette bouteille d’huile de noix dont on se servait déjà pas avant. Et au grand dam de Chupenn, on n’a toujours pas fait cette recette de pâte à tartiner sans noisette (dsl Roxcia…).

On ne lit pas les étiquettes comme des malades, principalement parce qu’en matière de gâteaux et épicerie, on achète toujours les mêmes trucs.

En revanche la révolution, c’est cette contrainte de fournir les paniers-repas à la cantine…

La plaie des paniers-repas

On a décidé, histoire d’ajouter une contrainte à la contrainte de suivre les menus de la cantine. Chaque jour Chupenn mange la même chose que ses copains. Au départ, c’était pour ne pas qu’il se sente exclu. Le jour où on a remplacé le « gâteau au chocolat » par une barre Kinder, il nous a bien fait sentir que les écarts sont à éviter (on s’est rattrapé en lui mettant une fève dans sa portion de galette à la pomme, le jour de la galette des rois. Une fève « la Reine de Reines » en plus, les filles étaient comme des dingues, il paraît).

Les menus de la cantine sont affichés sur le frigo. On fait les courses le jeudi soir pour la semaine suivante. On consacre un peu plus de temps à cuisiner le week-end. . La plaie ultime, c’est de se remettre aux fourneaux après avoir couché les enfants, à l’heure où on préférerait se vautrer (enfin) sur la canap’. Mais bon, on survit. Quand je pense qu’avant je râlait d’avoir à préparer les sacs de goûter…

Mais, le verre duralex n’est jamais complètement vide :

Toute la famille profite de ce regain de cuisine : on fait certains plats en plus grosse quantité pour toute la famille.

On a redécouvert des recettes qu’on ne faisait plus, comme le cassoulet. Et on en a appris d’autres : la sauce waterzoï, et les oeufs à la florentine par exemple. Il y a eu des flop, comme ce « paleron au burin » (normalement, quand la viande est super tendre, c’est un « paleron à la cuillère », mais là, je conseille plutôt le marteau et le burin).

On a racheté des produits qu’on achetait peu parce qu’on les aimait pas, les betteraves, les haricots rouges et le chou blanc par exemple, et c’est pas si mauvais. En tout cas, ça change. Le truc drôle c’est que les enfants mangent plutôt bien quand les adultes se forcent

« Maman, t’as qu’à penser que c’est des petits arbres, les brocolis »

Moi, je mange beaucoup mieux, le midi. Comme je n’ai pas de cantine sur mon lieu de travail, je déjeunais sur le pouce. Fini les sandwichs, les paninis et les salades industrielles, maintenant, je mange « la même chose que Chupenn » et que tous les gamins de la ville, et au niveau vitalité, je sens la différence, surtout en début d’après-midi.

Bref, je vous déconseille de vous coller la contrainte des panier-repas, mais imprimez le menu de la cantine de votre patelin, juste pour voir… Ce sont des menus pas chers, vous allez sûrement découvrir des trucs et surtout, vous vous demanderez plus jamais quoi faire à manger.

Et Chupenn dans tout cela?

Il a intégré le truc. D’ailleurs, son copain V. est allergique aux chats, ce qui implique qu’il n’aura JAMAIS de chat (je vous laisse imaginer le drame que cela représente quand on a 5 ans, hein, une vie ENTIERE sans chat…).

Chupenn, qui n’aura jamais de chat non plus, du moins sous mon toit, bousille maintenant les méchants à coup de réaction anaphylactique :

…et la sorcière était allergique au steak haché, alors, on a mis le steak haché tout au fond du chaudron et plein de frites dessus. Elle a voulu manger les frites mais comme le chaudron était profond elle est tombée dedans, c’était trop tard pour éviter les steaks haché, et elle est morte.

Simple et efficace.chupenn fourchette copie

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