Vis ma charge mentale (épisode 1)

Faire deux choses à la fois est devenu sa seconde nature. Elle change d’activité toute les deux minutes. Elle est tout le temps en retard. Et pourtant elle optimise en permanence. Elle passe son temps à chercher des trucs, pourtant elle ne se déplace pas sans un objet à remettre à sa place.

Elle porte sa « charge mentale ». Alors qu’elle semble absorbée par un coloriage Reines des Neige, elle check qu’on est en novembre et qu’il faut mettre les pneus neige.

Le meilleur moment pour avoir une discussion profonde sincère et hautement confidentielle c’est, au téléphone quand elle est en voiture. Elle est dispo, mais elle conduit en même temps. Elle fait toujours quelque chose d’autre en même temps.

Vous la reconnaissez ? Elle est chef de projet et exécutante.

La tête dans la tour de contrôle et les mains dans le cambouis. C’est sûr, que ça ne peut pas marcher. Ben, ça marche quand même. Elle en est fière, c’est un peu sa came.

 

Toute la journée, elle ouvre et elle ferme des petites boîtes mentales remplie de soucis domestiques.

A mi-chemin entre le hamster qui pédale dans sa roue et la super-woman des séries B.

Une agitation permanente tantôt optimale et tantôt contre-productive.

 

Ça pourrait être moi, ça pourrait être vous. Bienvenue dans ma tête de mère un peu débordée.

 

 

La charge mentale, la cervelle en ébullition

 

Penser à ce qu’on fait, à ce que les autres ont besoin qu’on fasse, s’ils ont vraiment besoin qu’on le fasse et à l’ordre dans lequel on va le faire.

 

 

 

Interrompue

Elle est toujours interrompue. Par un enfant, par un coup de fil, par une urgence. A chaque interruption, elle ajoute une nouvelle tâche à la liste des trucs qu’elle est en train de faire.

 

 

S’en rajouter une couche : « Jamais de trajet à vide »

D’ailleurs, elle n’a même pas besoin d’être interrompue pour ajouter des trucs à la liste des choses qu’elle est en train de faire. C’est la règle du « jamais à vide » :

Ne jamais monter les escaliers les mains vides, histoire de ranger un jouet au passage. Au risque de ne plus se souvenir pourquoi elle est montée.

Ramener systématiquement un truc à la cuisine, quand on va chercher le plat suivant.
Passer acheter des timbres, pour envoyer le chèque des charges de copro, quand on va à la bibliothèque. Au risque d’oublier les bouquins.

 

 

L’histoire de la liste (ordonnée) des tâches commencées

A chaque minute, en plus de faire ce qu’elle fait, elle gère l’ordre des autres tâches qu’elle est en train de faire. On va d’abord passer à la pharmacie pour le vaccin dans 15 jours parce qu’elle sera fermée après.

 

Mettre deux heures à faire un truc qui dure 2 minutes. Mode d’emploi.

C’est comme une formule Excel beaucoup trop longue…

Tu sais, ton ordi, quand tu lui dis :

= SI(ESTVIDE(AZ251) ;RECHERCHEV(G45 ; $A21$ :Z$56$ ; « c’est trop injuste » ;FAUX) ;SI(…

 

…il te répond, dans son langage qui n’appartient qu’à lui, que tu n’as pas fermé toutes les parenthèses. Et tu t’esquintes les yeux à compter les parenthèses de toutes les couleurs.

 

Fermer les parenthèses d’un calcul Excel trop long, c’est l’histoire de sa vie.

 

C’est comme ça qu’elle se retrouve au milieu du garage, avec le cahier de poésie de CE2 à la main gauche et un parapluie sous le bras, avec aucune idée de ce qu’elle fait ici, sauf qu’il faut payer les impôts.

 

Sans être folle.

 

 

Explication : elle était en train de finir ton thé du matin, en préparant un gâteau dans le calme relatif d’un mercredi matin.

 

Ordre des priorités
– 1) boire un thé presque chaud
– 1bis) faire un gâteau

 

Au moment où elle calcule qu’il faut lancer une lessive MAINTENANT, pour pouvoir envoyer le sèche-linge en heure creuse, plus de farine. Elle s’essuie les mains et part à la recherche d’un paquet de farine.

 

– 1) prendre un paquet de farine au garage
– 2) lancer une lessive
– 3) boire un thé presque encore chaud
– 3bis) faire un gâteau

 

En se retournant n°3, qui est toujours dans ses pattes (c’est si mignon) se prend un gadin.

Braille.

Réclame son doudou.

Elle prend n°3 dans les bras. La dépose dans un fauteuil. Promet le doudou, qui peut être à 12 endroits différents, mais certainement pas à côté du paquet de farine.

En posant n°3, elle tombe sur LE cahier de poésie de CE2, cherché hier sans succès. Le prend, pour rangement immédiat dans le cartable.

Toujours à la recherche de doudou, elle s’apprête explorer le 1er étage quand elle avise une série de jouets au pied de l’escalier. Elle en prend autant que ton bras vide peut en contenir. Il ne faut pas monter à vide.

 

1) ranger les jouets
2) trouver doudou
3) ranger le cahier de poésie
4) lancer une lessive
5) prendre un paquet de farine
6) boire un thé tiédasse
7) faire un gâteau

 

 

En haut de l’escalier, elle largue son chargement de petites voitures, masque de Spiderman et récipients de dinette en plastique rose, dans le premier bac IKEA qu’elle rencontre.

Haut les cœurs, elle aperçoit un bout de tissu, qui a dû être fluo un jour. Doudou.

Elle repère aussi le sabre de Dark Vador, plus connu sous le nom de « mon parapluie n’est pas un jouet », et le prend aussi.

 

 

1) Donner Doudou
2) Ranger le cahier de poésie
3) Ranger le parapluie
4) Lancer une lessive
5) Prendre le paquet de farine
6) Boire un thé froid
7) Finir ce gâteau qui n’a jamais le même goût, rapport au temps très variable de préparation.

 

Soudain, entre la cinquième et la sixième marche, elle se souvient qu’aujourd’hui est le dernier jour pour les impôts.

 

1) Payer les impôts
2) Allumer l’ordi
3) Payer les impôts
4) Donner doudou
5) Aller au garage payer les impôts.
6) Pourquoi fallait-il aller au garage ?

 

Reset.

 

Elle se dit qu’elle aurait dû boire ce thé, parce que sans, elle est vraiment pas au taquet.

 

Etre toujours en retard – Mode d’emploi

 

Enfin si, c’est vrai, elle est toujours en retard. Pas beaucoup : 5 minutes. Mais c’est systématique.

 

Non, elle ne fait pas exprès, elle optimise.

Voyez- vous, dans la vraie vie, il y a deux cas de figure :

A) Une fois sur deux, il y a une ou deux bricoles qui ont pris 2 minutes de plus de prévu ;

B) Ou alors, (l’autre fois sur deux), une ou deux bricoles ont pris une ou deux minutes de moins que prévu.

Elle a profité du créneau pour lancer une lessive.
Ou signer le chèque pour la photo de classe. Elle n’aura pas à le faire ce soir.

 

Bref, elle a 5 minutes de retard.

Sauf qu’elle, elle considère qu’elle a 10 minutes d’avance sur ce soir. Alors elle est très contente. Va pas lui bousiller sa bonne humeur par tes remarques de rabat-joie, c’est quoi, 5 minutes de retard ?

 

 

D’un côté elle adore ça…

Un côté d’elle adore ça, cette gestion des priorités. Cette tête pleine à craquer mais qui ne craque pas. Cette optimisation optimale. Le fil du rasoir, et l’équilibre précaire entre deux précipices. Elle se dit qu’avec tout ça, c’est sûr elle échappera à Alzheimer.

Parfois, quand elle coche toutes les cases de sa do-to list de la journée, elle se sent… puissante.

Mais parfois aussi la coupe est pleine. Le serpent se mord la queue. Elle veut rendre son tablier, ou juste prendre un bain.

Parfois, elle se fait peur et parfois elle se souvient qu’elle passe à coté de l’important.

Alors, elle arrête, de prévoir, elle prend le large et ça a des effets incongrus…

 

 

à suivre…

C’est bien la première fois que je suis obligée de couper en deux un post. Il faut croire que j’ai pas mal de choses à dire sur le sujet. Donc demain, je vous raconte comment ça fait quand tout part à vau-l’eau. Suspense… va-t-elle se réconcilier avec son bullet journal?  (teaser de fou).

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40 comments on “Vis ma charge mentale (épisode 1)

  1. La Lu Totale ! (@Lalutotale)
    20 novembre 2018 a 9 h 46 min

    Mais c’est TELLEMENT ça ! Et pourtant je n’ai qu’un môme à gérer…Je crois que je vais faire lire ton post à Musclor, histoire qu’il se rende compte ( parce que tu devrais faire un paragraphe – ouais rien qu’un paragraphe ça suffit, LOL – sur comment nos hommes gèrent une « éventuelle » charge mentale. Ca pourrait être drôle. Ce SERA drôle ! )

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 02 min

      Merci or ton enthousiasme! Du coup j’ai effectivement un peu modifié la fin de l’épisode 2 (je te rassure, je m’arrête à 2, je vais pas me la jouer Georges Lucas). Mon conjoint prend sa part mais c’est on a hé crois des différences culturelles? génétiques? qui font qu’on appréhende différemment les choses.

  2. Entrelescailloux
    20 novembre 2018 a 9 h 57 min

    C’est tellement ça et c’est tristement ça, des fois je me rêve ailleurs en dehors de ma tête et de mon corps

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 11 h 58 min

      Oui, c’est pesant. Et aussi exaltant. Pas facile aussi de faire la part des choses entre ce qui est nécessaire et ce que l’on s’impose…

  3. petitsruisseauxgrandesrivieres
    20 novembre 2018 a 10 h 57 min

    Mis à part qu’il n’y a ni escalier ni garage chez moi, j’ai l’impression que tu parles de moi….

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 03 min

      l’avantage de l’escalier, c’est que ta charge mentale te permet de faire de l’exercice!

  4. theatypicalsblog
    20 novembre 2018 a 11 h 31 min

    La vie d’une maman qui bosse. Je me demande comment font celles qui sont, en plus, dans le zéro déchet et qui utilisent des langes et serviettes hygiéniques lavables…bref, je digresse.

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 09 min

      Qui font leur lessive et cousent les vêtements des enfants? Cela dit je trouve que le rythme de maman à la maison est infernal… Je suis bien contente de bosser et je savoure me pause méridienne!

      • theatypicalsblog
        21 novembre 2018 a 12 h 27 min

        pas seulement, celles qui bossent à l’extérieur et qui en plus font tout à manger elles-mêmes, font leur lessive elles-mêmes, mettent des langes lavables à leurs gosses, utilises des serviettes hygiéniques bio, qui organisent leurs voyages, qui passent par les caisses automatiques au supermarché, qui payent leurs factures ….mais je me rends compte que cette femme ne doit pas exister ou bien elle est en burn-out :))

        • Johanna
          21 novembre 2018 a 12 h 35 min

          Ou elle est épisodiquement parfaite et le reste du temps, elle rame aussi, entre ses exigences et le principe de réalité!

  5. Huet
    20 novembre 2018 a 12 h 36 min

    Mon Dieu!!! On ne se connaît pas et tu parles si bien de MA vie!!!!!

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 09 min

      Merci! Je crois qu’on est beaucoup à être jumelles!

  6. Soa
    20 novembre 2018 a 14 h 19 min

    Oui, c’est tellement çà !!! Une charge mentale que nous les femmes mesurons l’ampleur !

  7. lau and the girls
    20 novembre 2018 a 14 h 49 min

    Comme tu as si bien réussi à décrire ce qu’on vit quasi toutes, en quelques phrases, en quelques mots très justes. Combien de fois ne me suis-je pas retrouvée sur le palier des chambres à me demander ce que je faisais là ? Il y a beaucoup trop de choses dans nos têtes, et nos premières pensées vont rarement vers nous-même, toujours vers les autres. Hâte de lire la suite !

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 11 min

      Merci! Tant qu’on s’en rend compte qu’on déraille un peu, c’est qu’il y a encore de l’espoir!

  8. Maman Nouille
    20 novembre 2018 a 14 h 52 min

    T’aurais dû couper plus tôt parce que j’ai presque été en retard à l’école car ‘j’ai bien 5 minutes pendant qu’il est aux toilettes avant de repartir à l’école pour lire cet article que j’avais ouvert dans un onglet avant d’aller chercher l’enfant pour manger’. Il y a eu un sacré temps entre l’ouverture de l’onglet, la lecture de l’article et mon commentaire. alors je comprends.
    Mais là, mon eau a fini de bouillir alors je vais prendre une tisane.

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 14 min

      le « c’est bon, je suis laarge! »… du matin… ça me parle! Mais si l’ eau est chaude, ta tisane, tu vas la boire dans 3/4 d’heure?!

  9. alinetterunnette
    20 novembre 2018 a 14 h 53 min

    Olala, tellement vrai cet article! Et le rythme d ‘écriture qui colle parfaitement à ce qui se passe dans la tête… L’histoire de la parenthèse à fermer est une belle métaphore, je vais y penser plus souvent.

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 15 min

      Tu me diras à combien de parenthèses imbriquées tu dérailles?! Moi, je tiens jusqu’à 5-6…

      • alinetterunnette
        23 novembre 2018 a 17 h 27 min

        je me souviens d’une image qui trainais sur facebook « j’ai trop d’onglets ouverts dans ma tête »… je pense que 5-6 c’est déjà pas mal comme score 😉 Je retrouve aussi un peu ça dans les personnages des livres de David Foenkinos, qui rebondissent de sujet en sujet au fil de leur pensée… . Bon en tout cas ça rassure « je ne suis pas folle vous savez » ^^

  10. Mam'Weena
    20 novembre 2018 a 19 h 17 min

    Mais c’est tellement ça
    Pourquoi s’inscrire à un cours de step, je passe tellement de temps à monter et descendre (voir faire demi tour en cours de route) mes escaliers que j’ai réussi à me faire une tendinite … cette impression de pelote interminable, que chaque fois que tu veux te poser, tu aperçois un petit fils qui dépasse, alors tu le suis et il y a toujours un autre fils au bout du fils

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 18 min

      Chapeau, le coup de la tendinite, c’est très fort! Je crois que le bout de la pelote est noué avec le bout du début… c’est infini!

  11. Camomille
    20 novembre 2018 a 23 h 11 min

    J’adore ! J’avoue ne pas m’y reconnaître. Je sais que je porte la charge mentale du foyer, mais je fais ça avec bcp de naturel (la mémoire des chiffres, ça aide !) mais j’aime beaucoup ton article et attend la suite avec hâte 🙂

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 20 min

      Chapeau! J’aimerais connaître ta philosophie! Même quand j’avais pas d’enfant je crois que je trouvais les corvées trop lourdes!

  12. MamanDe4
    20 novembre 2018 a 23 h 18 min

    J’adore et j’attends la suite avec impatience ! Combien de fois je me suis retrouvée dans une piéce avec des choses dans la main qui n’ont rien à voir et ne sachant plus ce que je faisais !

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 23 min

      oui, parfois c’est carrément surréaliste, ce qu’on a dans nos mains pour « rangement immédiat »!

  13. Dinette et Paillettes
    21 novembre 2018 a 0 h 28 min

    Haha c’est magnifiquement bien illustré ! J’ai hâte de lire la suite !

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 38 min

      Merci!

  14. Doudidou
    21 novembre 2018 a 9 h 36 min

    Tout pareil ici… J’ai toujours 3 trucs dans les mains et je passe mon temps a monter et descendre les escaliers… Merci d’écrire aussi bien!

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 22 h 59 min

      Merci à toi de me lire! Monter et descendre les escaliers, c’est grâce à ça qu’on a un corps de rêve;)!!!

  15. queenofthetribu
    21 novembre 2018 a 11 h 53 min

    Cest très très bien écrit , j’ai eu l’impression de lire ce qu’il se passe dans mon cerveau ! Toutes les mamans, ou presque, ont cette charge, parfois même sans s’en apercevoir…. Je file lire l’acte 2 !

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 08 min

      Merci! Oui, on l’a toute! Si seulement on arrivait à sentir le moment où ça devient contre productif, on serait plus zen, je crois!

  16. Virginie Neleditesapersonne
    22 novembre 2018 a 12 h 43 min

    Je prends enfin le temps de te lire (et je file du coup voir la suite.)
    C’est absolument parfait !! Je vais le faire lire à Biquet qui me disait encore hier « mais t’es lente en fait ?! » Rhaaaaa il a évité de justesse le lancé de poêle, mais ce serait plus constructif de lui faire lire ton article sans doute ?!
    Je pense même qu’il devrait être obligatoire de faire lire ceci à tous les maris qui pour la plupart (l’immense majorité) (ok, tous) se seraient probablement contentés de … aller chercher la farine. « Heu, je vois pas où est le problème?! » bah tiens, lis !!

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 31 min

      Parfois j’envie sa capacité à passer l’aspi en 2 min après avoir jeté les 72 jouets qui jonchaient le sol dans un grand cabas. Il faut que je m’en inspire, même si après on met approximativement 60 jours calendaires à vider le cabas! Nan, mais le « t’es lente » ça mérite une soirée avec tes copines!

  17. Je ne suis pas une Poule
    22 novembre 2018 a 15 h 11 min

    Sort de ma tête! Ca suffit!… C’est absolument ça! Complètement ce que je vie tous les jours. Je le partage immédiatement!!

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 33 min
  18. Esthel
    23 novembre 2018 a 21 h 42 min

    Ce qui est incroyable, c’est quand votre mari découvre la charge mentale. Depuis que le mien est en congé parental, quand il me raconte ses journées (lessive, repas, ne pas oublier les enfants) et les difficultés auxquelles il a dû faire face (refus d’enfiler le manteau, doudou perdu, enfant malade…) j’ai presque l’impression de parler avec une copine. Comme quoi, tout arrive 🙂

    Merci pour ce chouette article !

    • Au presque parfait
      5 décembre 2018 a 22 h 41 min

      Ca c’est une sacrée expérience, et bravo parce que à lui d’assumer!

  19. Claire
    7 décembre 2018 a 11 h 25 min

    C’est un peu pareil dans ma tête. Mais j’aspire à plus de tranquillité maintenant. Mon mari commence doucement à prendre un peu sa part et ça fait vraiment du bien.
    Auparavant, ça ne me dérangeais pas de tout gérer. Au moins j’avais à peu près le contrôle des choses. Mais c’est vraiment trop usant pour moi. Alors je lâche prise sur certaines choses pour me consacrer un peu plus à moi et mes besoins. Dit comme ça, ça fait un peu égoïste !! Mais le souci, c’est que je crie beaucoup trop et que je ne profite pas vraiment de mes enfants comme je le souhaiterais dans le moment présent et en pleine conscience. J’ai remarqué que quand j’était plus zen, toute la famille était plus zen. Bref, je cherche a concilier tout ça 🙂

Un petit commentaire et je suis au paradis!