Les montagnes russes à Disney

La surprise, c’était d’aller à Disneyland ! (le premier épisode est là) et donc, toute la question est de savoir si la surprise allait être à la hauteur de l’attente.

 

Pour les enfants, c’est gagné d’avance, même les escalators à Saint Exupéry, leur ont mis des étoiles dans les yeux.
Les parents, eux, sont du type clients difficiles.

 

La mère, surtout, qui entre aussi difficilement dans la magie de Disney que dans ses jeans d’avant grossesse. Mais, au soir du premier jour, Pacs-que-c’est-Lui et moi, on s’est regardé une bonne demi-douzaine de fois et se disant « ah ouais quand même ». Ok, Disney, le divertissement, ils savent faire. C’est (trop) grandiloquent , c’est (trop) net, c’est aseptisé et artificiel, mais… c’est quelque chose.

 

Mais ça, c’était le premier jour.

 

Le deuxième jour, on avait 2 enfants sur trois malades. Et quand je dis malade, je parle pas de nez qui coule. Rincer le sac à vomi pour ré-utlisation immédiate, j’avais encore jamais fait.

C’est con, hein, juste quand j’allais me réconcilier avec Mickey.

Bref, suivez le guide.

 
 
 

Je ne suis pas une dingue de Mickey.

 

Ma dernière visite remontait à la Victoire en Coupe du Monde. Nan, mais, l’autre. Celle de 98.  Voila.

 

D’ailleurs, il m’avait totalement échappé que, depuis, on ne dit plus « Eurodisney » sans passer pour la réincarnation de Simplet. Maintenant on dit : Dis-ney-land-Paris.

 

Le premier jour au top

 

On n’avait pas encore passé l’entrée que les enfants étaient déjà satellisés de bonheur.
Chupenn a fait rire un tas de touristes anglais, parce qu’il a vraiment TOUT donné pour sortir l’épée d’Arthur du rocher. En matière de confiance en sa bonne étoile, je crois qu’on a pas tout raté avec cet enfant-là.

 

Chupenn et Wendoï auraient pu passer la journée dans le labyrinthe d’Alice au Pays des Merveilles, dont ils maîtrisaient tous les méandres…

 

Perluette, a mis un nouvel onomatopé à son tableau de chasse, avec le grognement du Dragon.

 

Même les files d’attente étaient gérables.

 
Pas un caprice. Du bonheur en barre et en famille.

 

Pour fêter ça, j’ai même fait DEUX tours de tasses à thé. Et donc, je confirme que, 20 ans plus tard, ça me donne toujours mal au coeur.

 

j’avais quelques recherches ici et là, et lu chez le meilleur conseil de monde ever : partir dès l’ouverture du parc, et rappliquer fissa à l’hôtel faire la sieste. A 14h, c’est le pic de densité de la foule, et on a déjà crapahuté 6 heures ! En 5 minutes, tout le monde était en mode « Belle au bois dormant ».

 

Nous sommes revenus frais et dispo, quand les premiers partaient. On a donc profité à fond, avec des enfants encore bien frais entre 20h et 22h. Maîtrise totale du Baby switch. Carton plein. Et, malgré 12 ans de Fêtes des Lumières, j’ai été soufflée par le spectacle nocturne.

 
 
 
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Le deuxième jour (ha ha ha).

 

Autant dire qu’avec un premier jour de cet acabit, j’étais presque mûre pour m’acheter les oreilles de Minnie phosphorescentes. Pour la suite, on attendait du lourd. Ça a été le cas.

 

Wendoï avait mal au ventre.
 
Elle a vomi tranquillou dans la salle de bain. Overdose de chip et de sucre, probably, pas de quoi fouetter les Aristochats.
Voili, voilou, on change les vêtements, on boit un coup et on y va.

 

(« On y va ?! »: rengaine de Chupenn entendue 3 214 fois depuis son réveil)(autre effet du 2ème jour : le môme aussi, a des attentes élevées) (curieusement au bout de la 512ème fois, je sentais que j’allais lui couper la tête). (N’appelez pas les services sociaux, c’est une citation).

 

Puis, Wendoï remet ça, au beau milieu du lobby de l’hôtel, puis en sortant du bus, puis à peine entrée dans le parc. Elle a dû vomir plus de 15 fois, tout au long de la journée.
 
Mais j’ai cru toute la journée qu’elle allait pouvoir faire la prochaine attraction. Dans le genre optimiste, j’aurais dû tenter ma chance avec l’épée d’Arthur, j’avais ma chance.

 

 J’ai donc échoué sur le banc à l’entrée de « Pirates des Caraïbes », pendant une bonne paire d’heures avec mes deux filles. Ce qui constitue une expérience sociologique forte.

 

La poussette.

 

Disney, c’est le royaume de la poussette. Il y a des poussettes partout.
Avec des gosses de tout age dedans : A vue de nez, je dirais que j’ai vu des gamins de 10 ans bien sonnés en poussette. Ça m’a bien fait marré. En plus, ça monte devant « Pirates des Caraïbes « (et mon banc, il est tout en haut).

 

Mon banc

 

Je dis « mon banc », parce que Wendoï était étalée comme une crêpe dessus. Squatter un banc à trois, avec cette foule, c’est vrai que ce n’était pas fair-play. Sauf qu’à chaque tentative (plus ou moins délicate) de faire tenir une 4eme personne à ses pieds, elle se réveillait et elle vomissait.
C’était donc assez rapidement, NOTRE banc.

 

Perluette était étrangement calme. A un moment, j’ai réalisé qu’elle était bouillante de fièvre.

 
Hormis le moment où Ratatouille est tombé en panne, alors que l’enfant rescapé de l’hécatombe, endurait la file d’attente depuis trop longtemps, Chupenn a passé une bonne journée. Le train de la mine aura été son premier manège à sensations, et son père en rigole encore.

 

Bref, après avoir eu des étoiles dans les yeux le premier jour, on en a bavé des ronds de chapeaux, le deuxième. La parfaite métaphore de la parentalité, avec ses hauts très hauts et ses galères, galères. Ils sont forts chez Disney.

 

Donc, voilà, Disney, je ne suis toujours pas une fan inconditionnelle. Du coup, quand on reviendra, ce sera dans longtemps, et ils auront BIEN grandi. Et si, habituellement, la perceptive de voir s’enfuir ces belles années ne me remplit pas de joie, je me dis, que par certains aspects, on sera quand même vachement plus peinard, pour faire Hyperspace Mountains.

 
 

PS : Dans le TGV, vers 21 heures, Wendoï a dit qu’elle voulait de la brioche au chocolat. Fin de l’épisode. Le lendemain, elle était plein gaz, et très contente. Elle ne se souvient que de la première journée.
Perluette a été ko une bonne partie de la semaine, avec des plaques bizarres partout. Le médecin nous a regardé de son air navré habituel, avant de nous prescrire l’inévitable Doliprane. Elle ne souviendra pas de grand’chose, mais le but de la maneouvre, c’est que nous, on lui raconte cette aventure à cinq.
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5 comments on “Les montagnes russes à Disney

  1. lyne
    10 mai 2019 a 5 h 22 min

    La famille est l’attraction du grand 8 à elle toute seule ! Merci pour cette lecture matinale pittoresque ! C’est quoi l’attraction de Ratatouille… La dernière fois c’était au début de son ouverture… ça mérite peut être une autre visite ! Bonne journée !

  2. Ouch ! Quelle épopée ! Une chose est sûre… vous vous en souviendrez !

  3. Jeannine
    10 mai 2019 a 15 h 48 min

    Z’êres trop balèzes de gérer tout ça… Je ravalé ma bave et je note l’astuce des horaires qui sont pas les mêmes que ceux de la foule Thanks!

  4. CéciliAcidulée
    10 mai 2019 a 20 h 35 min

    Tu m’as bien fait rire mais pas que ! Tu m’as convaincue de la façon d’aborder DisneyLand avec des enfants 😉

  5. Entrelescailloux
    11 mai 2019 a 15 h 04 min

    Quel périple !!!

Un petit commentaire et je suis au paradis!

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