dormir avec eux, le plaisir des vacances et autres angoisses minuscules…

C’est le plaisir des vacances. Que l’on loue ou que l’on squatte chez les uns et chez les autres, en vacances, on se serre. En vacances, on dort dans la même chambre, tous les quatre.

J’adore ça. C’est paradoxal parce que j’ai détesté dormir dans la même pièce que mes nouveaux-nés. J’étais dans une espèce d’hyper-vigilance, je réagissais à chaque grognement, bref, je dormais très mal. Ils se sont vite retrouvés dans leur chambre (ce qui leur a permis de faire leurs nuits à l’âge canonique de, respectivement, 30 et 11 mois (oui, mois).

Mais maintenant qu’ils dorment, j’aime dormir avec eux.

Entrer dans la chambre dans laquelle ils sont déjà endormis, et respirer leur odeur.  

Leurs visages si parfaits. Leurs postures si improbables. Hésiter  à voler une photo de leurs visages dans le sommeil.  Avoir peur de les réveiller, mais sortir quand même l’appareil. Et une fois sur deux, constater qu’il n’y a pas assez de lumière pour que l’autofocus consente à faire la mise en point.

Entendre leur souffle, presque imperceptible.

wendoï dort avec PQCL1000

Souvent, quand les vacances arrivent, je suis tellement crevée que je me cale aux mêmes horaires qu’eux. A défaut de faire des grasses mat’, je fais des soirs-lights. Je me couche avec eux (ce qui ne m’empêche même pas de faire la sieste (si si). Souvent, je m’endors avant eux.

Mais je surprends quand même leur routine d’endormissement, ces toutes petites habitudes qui me sont pourtant étrangères. Le dernier combat de Spiderman contre les méchants sur le matelas de Chupenn. Le sniffage intensif du doudou géant de Wendoï (elle a choisi une turbulette taille 18 mois en velours). Je m’endors super vite quand je dors avec eux.

Sauf si Chupenn souffre d’une série de pourquoi inassouvis. Ou si intervient un « j’ai peur » auquel même lui n’a pas l’air de croire, vu le ton sur lequel il ânonne. Ou s’ils partent en vrille tous les deux.

On s’échange les lits ? On met les pieds au mur ?

S’ils me réveillent dans mon premier sommeil, je ne peux pas empêcher le dogue allemand qui sommeille en moi de se réveiller aussi. Exit la magie. Mais généralement, ils n’y reviennent pas, et 5min après, tout le monde roupille.

Et puis il y a les matins. Tout le monde dans le même lit. Là, ce sont les parents qui réclament les 5 dernières minutes et s’entendent répondre les répliques qu’ils rabâchent eux-mêmes souvent.

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J’adore dormir avec mes enfants.

Tout un tas de raisons bonnes et mauvaises font que je me l’interdis dans la vie de tous les jours. Dormir avec les enfants, c’est le privilège des vacances.

 

Décidément avec l’inaction, la chaleur et le cubanisto, j’ai la plume qui vire chichi-pompon-cul-cul-la-praline..

Pour remonter la pente je vais vous raconter l’épisode où Wendoï a disparu

La scène se passe chez Papi Bordeaux. Pacs-que-c’est-Lui n’est pas là, je dors avec Chupenn dans un grand lit (coucou Œdipe !) et Wendoï dort sur un matelas par terre, ce qui est une première pour elle. Bon, alors contrairement à ce que j’écrivais plus haut, là, je ne dors pas bien parce que je projette d’abandonner ma progéniture dès potron-minet pour m’envoyer en l’air (avec Easy Jet), et je culpabilise.

Je suis réveillée par le bruit de l’accroche-tétine de Wendoï sur le carrelage (puisque mes enfants ne pleurent pas la nuit, il faut bien que je trouve un objet à mon hyper-vigilance). A tâtons, j’essaie de localiser la tétine dans l’espace entre notre lit et son matelas. Rien. Je me retourne, je me rendors. Pleine d’une confiance totale en ma fille qui saura bien, elle localiser sa tétine quand le besoin s’en fera sentir. Hein. Comme quoi hyper-vigilance ne rime par forcement avec dévouement inconditionnel.

Re-gling-gling sur le carrelage. Re-choux-blanc en explorant à l’aveugle. Cette fois, j’allume. Il n’y a effectivement pas plus de tétine que de beurre en branche par terre. Sauf qu’il n’y a pas non plus de Wendoï sur le matelas. Mon cœur s’emballe. Mais où a-t-elle pu passer ? Par reflexe, et tout en me disant que c’est totalement absurde, je regarde sous le lit. Elle est bien là, la tête à quelques millimètres du montant du lit, les pieds à la place de la tête, la tétine dans la bouche (et l’accroche-tétine raclant le carrelage), profondément endormie. Soulagement et rire nerveux. Elle a dû rouler et son énorme doudou a dû amortir sa chute. Elle doit être là depuis un bout de temps si j’en juge par la température de sa peau.

Je ne sais pas si c’est de la tirer vers moi en l’agrippant par la cuisse et le bras, ou si c’est le contact avec sa peau toute froide, mais une image qui s’impose à moi : l’inévitable scène  à la morgue de toute bonne série policière, quand un légiste blasé et neurasthénique ouvre les grands tiroirs contenant les macchabées munis de leur étiquette à l’orteil.

Chouette, nan, avant de laisser les enfants pour les vacances chez papi ?

Y’a pas à dire, dormir avec les enfants, c’est tellement épanouissant.

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