Et 360 jours plus tard…

Souvent on dit que le temps passe vite.

Enfin, nous, les adultes, on dit cela. Il nous faut souvent un concours de circonstances pour toucher du doigt à quel point, pour nos enfants, un an, c’est une éternité. Une potentialité de progrès extraordinaires. Un champ de transformation incroyable.

C’est notre deuxième séjour dans le petit appartement de la montagne.

Il y a un an presque tout rond, nous étions aussi là, dans les 35M2 avec vue imprenable sur les montagnes. C’était il y a un an seulement et pourtant tant de choses ont changé…

 

L’an dernier on était un de moins,

L’an dernier Perluette n’était pas encore avec nous. On attendait un petit bébé qui faisait déjà la galipette dans mon ventre.

 

Mais on ne savait même pas encore si on dirait « il » ou « elle ».

 

C’est pour cela que Wendoï a eu la salopette de ski noire. Elle voulait la violette. Mais, pour qu’elle aille aussi à l’éventuel petit frère, ce fut la noire ;

360 jours plus tard, Wendoï m’a redit :

« moi, ze voulais la violette ».

Wendoï, pour la salopette 5 -6 ans, tu pourras même prendre la rose.

 

Cette année, on a constaté à une heure du départ qu’on ne pourrait pas emmener les skis. L’an dernier, ils tenaient sur le siège du milieu. Cette année, le siège du milieu est occupé. Note pour l’année prochaine, acheter un porte-ski. Et un coffre de toit.

 

Je crois que nous, les parents, par certains côtés, on n’a pas bien réalisé qu’on était un de plus. C’est au cours de notre ascension automobile vers nos 1900m de villégiature que je me suis dit :

« heu, c’est peut-être un peu haut pour Perluette ? »

 

Pour les deux autres on avait religieusement attendu leur premier anniversaire pour les monter en altitude. (En fait, j’avais fait une tentative catastrophique avec Chupenn quand il avait 3 mois, et après un séjour de nuits absolument blanches, j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus). (Comme quoi).

 

Pour être honnête, on n’avait pas non plus anticipé la galère logistique d’un séjour avec 3 enfants dont un bébé.  Heureusement, sinon, on aurait hésité. Surtout le matin où après avoir harnaché tout le monde, j’ai réalisé qu’il était impossible de nouer mes lacets avec Perluette (enfin endormie) dans le porte-bébé.

 

Perluette, ce gros poupon de 7 mois, qu’on ne connaissait pas, l’an dernier. Mais plus incroyable que l’apparition de Perluette, il y a la transformation de Wendoï.

 

Wendoï était notre bébé, l’an dernier.

L’an dernier, je changeais déjà des couches sur la moquette. Mais c’était celles de Wendoï. Cette année, ce n’est même pas elle qui a pissé dans sa combi. (L’enfant en question rigolait trop, il n’a pas pu se retenir – qu’est-ce que vous voulez répondre à ça ?)

L’an dernier, le premier tire-fesse réussi, c’était l’exploit de Chupenn.

Cette année, c’est Wendoï qui est presque arrivée en haut du baby toute seule, ce gros bébé qui ne faisait que de la luge, l’an dernier.

 

 

L’an dernier, le lit superposé était déjà l’objet phare de l’appartement. Mais le lit du haut ne pouvait être que celui de Chupenn. 

Cette année, il a fallu transiger.

« Ok, Wendoï, tu feras la sieste dans le lit du haut. »

(Je ne suis pas peu fière de ma négo qui nous a assuré une semaine de sieste de notre n°2). (Comme dirait Dumbledore : « mon intelligence parfois me stupéfie ») (Pardon, mais on ne ressort pas indemne de 8 heures d’audio-livre Harry Potter, sachez-le).

 

Sur le buffet du salon, on a retrouvé des dessins de l’an dernier. On a retrouvé les gribouillages de Wendoï et les Spiderman un peu maladroits de Chupenn.

Cette année, on a laissé un magnifique dessin château de fées, qu’elle a signé plusieurs fois de son prénom. Une fois sur deux, c’est écrit en miroir, mais c’est écrit.

 

Chupenn a noirci 61 pages, mais on n’a rien laissé sur le buffet du salon. Ces 61 pages composaient une oeuvre unique.  J’aimerais vous dire qu’il a hésité à dessiner une monographie sur l’enfance d’Alphonse Allais, mais en fait, il a plutôt opté pour un manga Pokémon. N’empêche que le contraste avec ses dessins de l’an dernier est incroyable.

 

 

 

C’est un peu comme si, en un an, Perluette avait pris la place de Wendoï, Wendoï, celle de Chupenn et qu’on nous avait rajouté un grand.

 

 

 

Notre Chupenn qui montait plus ou moins pour la première fois sur des skis l’an dernier et qui est en passe de pouvoir écumer toutes les pistes. (Critère qui me paraît beaucoup plus pertinent que le niveau dûment reporté dans le livret de compétence skilaire).

 

 

 

Notre Chupenn qui a passé des heures à dessiner en autonomie. Et qui nous annonce le temps où, on aura presque plus besoin de râler pour un gant, une paire de lunettes ou un stick à lèvre égaré, où on skiera en famille, où les parents seront un peu les boulets qu’il faudra attendre, à condition que les enfants acceptent encore notre présence.

 

C’était de chouettes vacances. C’était une chouette année. Avec un peu de fatigue mais énormément de bonheur (et de coquillettes au jambon). (J’essaie de faire moins larmoyant 😉

 

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17 comments on “Et 360 jours plus tard…

  1. mamansurlefil
    23 février 2018 a 9 h 01 min

    C’est génial cette rétro en comparaison de vos vacances de l’année dernière. C’est dans ce type de situation similaire que l’on se rend vraiment compte du chemin parcouru ! Et que l’on prend un coup de vieux ! Ravie que cela vous ait ressourcés (bien qu’un peu fatigué !)…

    Bises
    Virginie

    • Johanna
      25 février 2018 a 22 h 33 min

      Merci! C’est clair… du coup j’ai regardé les photos de l’an dernier… quel choc! Il faut vraiment profiter au jour le jour, ils grandissent du vite!

  2. Quatre enfants
    23 février 2018 a 9 h 17 min

    Très chouette billet !

  3. Le Rire des Anges
    23 février 2018 a 9 h 35 min

    Indéniablement le temps passe, ils grandissent et nous… bah… on grandit aussi! 😉
    Bizz

    • Johanna
      25 février 2018 a 22 h 36 min

      On « mûrit », quoi.
      Ca me rappelle Chupenn qui me dit ; « mais vous êtes pas des fruits?! »

  4. mamanlouna
    23 février 2018 a 10 h 26 min

    Que c’est émouvant, ces moments suspendus où, tout à coup, on se rend compte du temps qui a filé !

    • Johanna
      25 février 2018 a 22 h 37 min

      Ils me paraissent si petits sur les photos de l’an dernier…

  5. Bébé est Arrivé !
    23 février 2018 a 10 h 32 min

    Ta rétrospective est très chouette je trouve !

    • Johanna
      25 février 2018 a 22 h 38 min

      Merci! Elle est sincère, en tout cas!

  6. Claire
    23 février 2018 a 16 h 43 min

    Vraiment, je crois que j’adore chacun de tes articles. Ça me donne un peu à voir de ce qui m’attendra dans un an 🙂

    • Johanna
      25 février 2018 a 22 h 40 min

      Merci! Oh oui, dans un an, tellement de choses auront bougé!

  7. Manoumi
    23 février 2018 a 16 h 48 min

    Qu’il est doux cet article, on y voit toute l’harmonie d’une famille en repositionnement… Merci pour ces jolis mots 🙂

    • Johanna
      25 février 2018 a 22 h 43 min

      Merci! C’est très juste, mais on est d’accord que « harmonie » et « repositionnement », c’est un peu antinomique?!

  8. Die Franzoesin
    23 février 2018 a 21 h 20 min

    Oh la la tu me rends toute chamalow ! Je pense que nous aurons la même impression cet été : nous partons dans le même camping même bungalow qu’en 2015 et 2016…

    • Johanna
      25 février 2018 a 22 h 44 min

      Ah oui! Je te promets des flash-back de toute beauté!

  9. Entrelescailloux
    24 février 2018 a 10 h 10 min

    Très joli article où on sent la fierté maternelle

    • Johanna
      25 février 2018 a 22 h 46 min

      Merci! Oui je suis très fière d’eux! Mais j’aurai quand même les boules quand ils voudront plus skier avec moi!

Un petit commentaire et je suis au paradis!