Alitée! et autres surprises du 8ème mois…

A l’image de la météo, cette dernière semaine de juin a été marquée par une douche froide : mon rendez vous de 8eme mois,  chez le gyneco a révélé un col bien ouvert, et tout rétréci. Tout semble s’être précipité, avec la probabilité forte d’une naissance dans quelques jours.

Bref, à la fin du RV mon gynéco était à la limite de me dire :

« bon ben, à tout à l’heure pour l’accouchement ».

 

La première surprise : une naissance imminente d’après le gynéco. Mais c’est pas ce que j’avais prévu !

 

 

Cette blague-là, je l’ai pas vu venir.  J’avais bien senti quelques contractions mais jamais je n’aurais imaginé qu’elles puissent être efficaces…  Juste le mois où je lève le pied, en congé mat’ !

 

 

Arrivée à ce terme, j’avais définitivement classé cette grossesse dans la catégorie « facile ». D’autant que si j’avais été allongée pour les deux précédentes autour du 6ème mois, « habituellement » le 8ème signait plutôt la fin des difficultés ! Du coup, j’étais en train de réserver des vacances à la mer pour la deuxième semaine de juillet et d’organiser les vacances des enfants chez les grands-parents sur la base d’une naissance le … 29 juillet.

 

 

Chupenn et Wendoï étant nés exactement au même terme, j’ai appliqué la même logique pour n°3. Ce qui nous donnait donc une naissance le 29 juillet. A midi. Si, si, Chupenn et Wendoï sont nés à la même heure. Et tous les deux, sont nés un samedi. Comme le 29 juillet 2017 tombe également un samedi, forcément j’ai interprété ça comme un signe de confirmation de mes prédictions ! #payetalogiqueimparable #espritscientifique #madameIrma

 

 

Donc, l’idée d’une naissance imminente m’a un peu déstabilisée.

Mais finalement pas autant que la légèreté avec laquelle mon gynéco a pris les choses. J’ai mis quelques jours à le réaliser, mais le véritable malaise était le suivant : le gynéco m’a présenté cette naissance imminente comme inéluctable et « pas grave »

 

 

Comme s’il n’y avait rien à faire, que la naissance à 35 semaines était une fatalité. Mais sans conséquence.

 

 

Le risque médical étant quasi inexistant à ce terme (34 SA), il était carrément hilare de voir ma tête sidérée.

 

 

Tant mieux si la santé de l’enfant n’est pas menacée par une naissance à ce terme, mais pour avoir connu deux fois des « MAP » (menaces d’accouchement prématurité) à 27-28 SA, je suis estomaquée de la différence de perception du corps médical entre les deux situations :

  • A 28 SA, c’était plan ORSEC, hospitalisation, corticothérapie, suivi à domicile et médoc, mais j’ai surtout retenu que l’essentiel des précautions me revenait. L’alitement total, fesses plus haut que le reste étant la meilleure assurance de poursuivre la grossesse le plus longtemps possible.

Et ça a marché, deux fois. Pourquoi ne pas appliquer ces consignes simples pour mettre toutes les chances de notre coté ?

  • Là, à 8 mois de grossesse, il m’a mollement recommandé de faire de la chaise longue avant de me dire « à très bientôt surement ». Si ce bébé n’était pas le troisième je n’aurai pas su que de simples consignes peuvent retarder l’imminence d’une naissance. Naissance sans conséquences médicales, certes, mais avec une probabilité importante de néonat compte-tenu d’un  faible poids (2.2 kg).

 

 

On a eu la chance d’échapper à la prématurité deux fois. Mais Wendoï a passé une matinée en neo-nat à 24H de vie, (trop petit poids de naissance et difficultés pour réguler sa glycémie) et j’ai eu droit à la visite commentée du service… j’étais catastrophée d’avoir à me séparer de mon nouveau-né. A l’époque, je suis tombée sur une puéricultrice top qui a défendu le beefsteak vis-à-vis de la pédiatre, et ça n’a duré que quelques heures.

 

le corps médical qui ne prend en considération que le médical

 

Ce gynéco est génial. Il a suivi mes trois grossesses, et moi je l’ai suivi malgré ses déménagements et les miens. C’est la première fois qu’il est dans une posture 100% médicale et sans considération pour les facteurs affectifs, d’attachement et de… qualité de vie de l’enfant et des parents.

 

 

Un bébé en couveuse, indépendamment des difficultés médicales, c’est aussi des difficultés pour créer le lien, pour mettre en place l’allaitement, des difficultés logistiques avec les aînés, l’impression de n’être jamais au bon endroit, le tout assaisonné d’une bonne couche de culpabilité vis-à­-vis de ce corps qui n’a pas fait le job.

 

 

Bref, mardi dernier, je suis sortie du cabinet sans ordonnance et sans consignes strictes. Mais assez remontée contre le corps médical qui ne voit que le médical. Le rendez-vous qui a suivi avec l’anesthésiste le plus abruti qu’il m’ait été donné de voir ne m’a pas calmée. Mais c’est une autre histoire.

 

 

Alors la sidération passée, j’ai retrouvé toute seule mes réflexes de MAP. Se lever que pour aller aux toilettes, en gros. J’ai retrouvé mes chers suppo de Spasfon (je peux pas m’empêcher de me souvenir qu’en allemand, «  spass » c’est « plaisir ») et mon lit / ma chaise longue / mon canapé.

 

Je fais rien, et Pacs-que-c’est-Lui, le reste.

 

 

C’est un peu sport, j’ai raté la kermesse de l’école, la visite de la maternelle et la fête des nounous, et Pacs-que-c’est-Lui a les cheveux droits sur la tête (#chargementale 😉 )

 

mais surtout, je me suis rappelée que quand on sait ce qu’on veut (ce qui n’est pas toujours évident, mais au troisième accouchement, l’idée se fait assez précise), il faut le DIRE avec force au corps médical, parce qu’on est légitime dans notre point de vue. Alors, pour cette piqûre de rappel, merci docteur.

 

 

Une petite troisième surprise pour le fun ?

 

La troisième surprise, qui est passée presque inaperçue tant les deux premières ont tonné dans ma tête, c’est que c’est un Siège !

 

L’ambiance n’est pas à titiller l’utérus pour inciter le bébé à se retourner, il n’y aura ni acupuncture, ni yoga.  Ni manœuvre externe, mais de toute façon, mon gynéco, qui est top, normalement, est plutôt contre.

 

J’ai le go pour une voie basse, et toute confiance en ma capacité à pondre un bébé qui montrera ses fesses au monde médical en premier. (Pacs-que-c’st-Lui balise beaucoup plus)…

 

 

 

Le pire n’étant jamais certain, il reste 6 semaines à la miss pour se retourner spontanément et naître, conformément aux interpolations de sa mère le 29 juillet à midi…  Qui tient les paris ?

 

je vous mets en lien l’émouvant témoignage de Maman Nouille qui décrit toutes les difficultés psychologiques et organisationnelles avec un prématuré léger, et soutien maladroit du personnel médical, qui culpabilise plus qu’il ne rassure, puisque le petit va bien ou …presque…

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24 comments on “Alitée! et autres surprises du 8ème mois…

  1. mamansurlefil
    4 juillet 2017 a 8 h 50 min

    Allez, je te souhaite un accouchement le 29 juillet à midi et une puce qui te fait une bonne blague et se retourne le 29 juillet à 09h00… D’ici là, repos, repos, repos…

    Virginie

    • Johanna
      4 juillet 2017 a 20 h 10 min

      Ça me va comme programme! Merci !

  2. zenopia
    4 juillet 2017 a 10 h 23 min

    Je croise les doigts pour le 29 juillet… allez, hop, à midi !
    Bisous

    • Johanna
      4 juillet 2017 a 20 h 11 min

      Merci, bon, si c’est à 13h, tant pis. .. bises

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