Ne jamais dire jamais…

– Et Chupenn, il fait des cauchemars ?

Question posée ce week-end par des amis dont le fils A, qui a à peu près l’age de Chupenn, est un spécialiste des terreurs nocturnes

– Chupenn, des cauchemars ? noooon.

A-t-on répondu d’un air un peu trop sûrs de nous…

Peut-être qu’à ce moment-là Morphée a tendu l’oreille et qu’il était d’humeur farceuse. Ou bien qu’à son avis, notre « non » sonnait comme,

– non, parce que nous sommes des parents absolument admirables (surtout toi, chéri, non, non je peux pas te laisser dire ça, toi aussi tu es tellement super), que nous élevons notre enfant dans un environnement stimulant, épanouissant, souriant, stimulant, épanouissant, souriant, stimulant, épanouissant, souriant, stimulant, épanouissant, souriant, stimulant, épanouissant, souriant,. Que ses nuits si paisibles ne sont que le produit d’une sérénité  affective à laquelle nous travaillons (avec un bonheur inégalé) chaque jour… -non, parce que Chupenn est un enfant qui exprime énaaarmément ses émotions, un véritable surdoué de l’affectif… bla bla bla…

Bref.

Et il y a une règle d’or de la parentalité : si tu crânes avec ton gamin, t’inquiète pas, tu perds rien pour attendre.

Ah bah, on n’a pas attendu longtemps. 4 heures au max je dirais.

Hurlements dans la nuit ; Pacs-que-c’est-Lui  tente en vain de le consoler. Là, moi je dors (merci les boules Quies, oui, je dormais avec des boules quies…). Chupenn hurle de plus bel. Là, je dors plus. Je prends le relai. Il est inconsolable. Il est aussi incapable de prononcer une parole. On dirait qu’il est en pleine crise de nerfs.  Je me sens aussi désemparée qu’agressée par ses cris stridents. J’ai peur qu’il ne finisse par réveiller Wendoï (et tout l’immeuble avec…). Je me dis qu’il a besoin d’un coup de frais ; Mon esprit est embrouillé par le sommeil et  mes neurones en grève contre les conditions de travail trop bruyantes : la seule idée qui me vient,  c’est le balcon. La chambre de Chupenn donne sur le balcon. En un tour de main, voilà le Chupenn en pyjama sous les étoiles (tant mieux pour Wendoï, tant pis pour les voisins). Dans un reflexe d’auto-défense de mon patrimoine auditif, je repousse la porte, et le niveau sonore redevient presque acceptable (vive le double-vitrage).  Je souffle un coup, me dis que je suis à coté de la plaque… je récupère  Chupenn par sa culotte de pyjama. Finalement, le plein-air a du lui faire du bien, il réclame un calin (avec des mots intelligible, allélouia). Je m’installe dans son lit pour une partie de la nuit. Dans son sommeil il tressaute en permanence ; Il y aura un autre épisode de pleurs dans la nuit…

Et un bib pour Wendoï très en phase avec son frère.

Bref, une nuit bien pourrie.

Note pour plus tard : Quelle que soit la question, ne jamais dire jamais. Dire « ça arrive », parce que si ce n’est pas encore arrivé, ça arrivera…

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Un petit commentaire et je suis au paradis!