Mes 5 raisons de bien vivre une grossesse allongée.

Depuis 15 jours, je suis en mode canapé. Depuis 15 jours, je ne suis pas sortie de chez moi, même pour aller à la boîte aux lettres. Depuis 15 jours, je compte les jours qui me séparent de l’échéance mais depuis 15 jours, je suis pas si malheureuse que ca!

 

Voici mes 5 raisons pour bien vivre cet épisode.

 

 

 

Raison n°1 : un vrai pas de côté

 

Qui ne s’est pas plainte du rythme effréné de la vie quotidienne? D’avoir l’impression, à tort ou à raison de « tout » porter à bout de bras?

On s’arrête vraiment

La grossesse allongée c’est l’unique occasion de faire une pause dans la vie familiale . Unique, parce que même malade, on en fait un (grand) minimum. Là, l’intérêt supérieur de la famille est en jeu. On s’arrête avec l’accord de tous, enfin, surtout de l’autre.

(Et là, je remercie mon Pacs-que-c’est-Lui qui assume totalement et qui me permet de vivre ce moment sans culpabilité. Je sais que ce n’est pas toujours comme ça que se passent les choses pour certaines copines )

 

Et la fameuse « charge mentale »?

C’est une surprise pour moi, j’ai décroché aussi. A croire que chez moi, cette tache de chef de projet familial qui nous fait penser organisation 24/24, va avec l’action.

Quand j’agis pas je ne pense pas.

Certes Chupenn n’est pas inscrit au périscolaire pour l’année prochaine. Certes on n’a jamais fini cette discussion sur les activités extra scolaires. Et on n’a pas dit à monsieur le Maire ce qu’on pense des 4 jours. And so what?

 

 

Raison n°2 : Apprécier la solidarité de ceux qui nous entourent.

 

Nos parents qui habitent aux 4 coins de la France, ont tout de suite proposé leur aide. Et la sœur de Pacs-que-c’est-Lui a sauté dans le premier avion. On n’y avait même pas pensé ! Elle a sauvé Pacs-que-c’est-Lui du burn-out et les enfants du régime dvd-histoire-puzzle.

 

On a aussi été touché par ceux, qui ont proposé leur aide sans que l’on soit particulièrement proches. Les voisins, la nounou, d’autres parents … mon répertoire s’est enrichi de plein de numéros de gens prêts à récupérer Chupenn et Wendoï au milieu de la nuit.

Grâce à eux Wendoi a pu visiter sa future école alors que ça collait pas aux horaires de Pacs-que-c’est-Lui. C’était pas vital, cette visite d’école, mais c’était important pour elle.

 

Une grossesse compliquée c’est un (tout petit) coup dur, c’est vraiment bon de se souvenir que non, on n’est pas seul au monde.

 

 

Raison n°3 :  réaliser que les enfants sont capables d’autonomie et de maturité…

 

Dans la vie réelle, celle à 200 à  l’heure, parce que ça va plus vite, je fais.

 

Ils sont pourtant capables de faire plein de choses. Wendoi est capable d’aller chercher seule son maillot de bain et de de penser à ses brassards quand elle est motivée pour se baigner.

 

Me lever de table 50 fois n’est pas une fatalité parce que Chupenn est tout à fait capable de prendre une chaise pour atteindre l’étage des yaourts. 

 

Wendoï sait aller chercher la fourchette manquante mais aussi s’habiller seule.

Mettre ses habits au sale. Aller chercher un truc au 1er étage à ma place. Ils peuvent faire tout ça.  Et même, ça les valorise.

 


Ils peuvent faire plus mais surtout ils comprennent beaucoup .

 

Quand je suis debout, Chupenn  me gronde et Wendoï me demande  » mais t’as plus le bébé dans le ventre? ». Ils sont capables d’adapter leur comportement aux nécessités familiales.

 

A quelques semaines de passer en mode « famille nombreuse  » c’est une précieuse révélation. 

 

 

Raison n°4 : remettre en question son propre (dys-)fonctionnement (Et celui de l’autre)!

 

Je sais que quand je stresse, j’ai besoin de prendre le contrôle sur tout. Quand j’en fait déjà trop, j’en fait encore plus. Ça dépote grave , je frôle la surchauffe et je stresse tout le monde au passage. Pacs-que-c’est-Lui, réagit à l’inverse.  Il fait des choix drastiques, abandonne des sujets qui me paraissent essentiels mais il se laissera toujours une marge de manœuvre.

 

Là n’est pas la nouveauté. On connaît tous les deux par cœur ces fonctionnements antagonistes. On fait avec. Mais cette fois-ci, par la force des choses, je m’efface et ça fonctionne différemment:

 

Révélation pour moi : ça tourne. Et si le sujet c’était de déléguer vraiment et de lâcher-prise ?

 

Révélation pour lui : ouais c’est super chiant, de préparer le petit-déjeuner pour tout le monde, d’essuyer la mauvaise humeur de Chupenn et les caprices de Wendoï, et en définitive, boire son thé froid quand tout le monde a déserté le champ de bataille.

 

 

 

Raison n°5 : accéder au vrai calme

 

Le véritable cadeau.

 

Lors des 1ères semaines de mon congé mat, quand la necessité de s’allonger n’était pas encore là, j’ai pris du temps pour moi. Je me suis reposée mais je bouillais surtout de faire toutes les choses que j’aime faire et que je peux pas faire assez, faute de temps. 

 

Une autre course contre la montre, contre le temps qui s’enfuit.

 

 

Avec l’alitement, l’action n’est plus possible. C’est d’abord très frustrant.  Et puis on touche du doigt que le calme véritable n’est pas dans le « faire ».

 

Les envies deviennent futiles : même mon téléphone flambant neuf perd de son attrait. Je lui préfère somnoler en écoutant le chant des oiseaux.

Je suis plus que jamais le temps présent. Et finalement c’est cet état d’esprit qui rendront inoubliable ces dernières semaines de grossesse. 

 

Alors, oui je suis frustrée de n’avoir pas tout préparé comme je l’aurai voulu, de n’avoir pas fait les magasins, de n’avoir pas décoré la chambre mais globalement, le bilan de cette fin de grossesse est positif!

 

Et vous ? Avez-vous connu des grossesses en mode canapé ? Ça s’est passé comment ?

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20 comments on “Mes 5 raisons de bien vivre une grossesse allongée.

  1. mamansurlefil
    12 juillet 2017 a 8 h 35 min

    Je n’ai pas connu de grossesse canapé mais cela m’aurait surement fa