Johanna 2.0 : low battery…

 

Cette semaine a été extraordinaire pour deux raisons : on n’avait pas les enfants ET je suis passée au smartphone. Entre les virées-restau et les soirées-séries, j’avais, au programme de ce mercredi soir, bon-co(i)nnerie.

Parenthèse :

Avoir bon-co(i)nnerie  = se rendre chez des inconnus généralement sympas pour acheter un objet lambda glané sur un célèbre site d’annonce entre particuliers.

Parenthèse 2 :

{Ça me rappelle} chez mes parents il y avait un café qui s’appelait le Bon Coin comme l’indiquaient de grosses lettres en bois posées sur la pelouse. Un jour, le i a été volé. On a a bien rigolé. (c’était un petit village, on n’avait pas beaucoup de distractions).

Fin de parenthèse.

Fin de parenthèse.

Mercredi soir j’avais donc Bon-co(i)nnerie. Je suis partie avec dans mes poches uniquement mes mains et mon doudou high tech, en me félicitant intérieurement de n’avoir ni post-it à remplir ni plan à consulter avant de partir : avec mon objet transitionnel de seconde génération, intégrant mail, street, map, et téléphone,  je me sentais in-vul-né-rable.

 

Et je partie donc, la trottinette légère en en direction d’une maison inconnue dans une rue inconnue. J’avais prévenu le vendeur que je serai un peu en avance (le pauvre).

Quand je peinais à trouver la bonne rue, je résistais à l’envie de dégainer ma smart-chose, (parce que je tape encore avec l’index, je sais c’est la honte, et que ça me prend trois plombes de faire une recherche google) et je demandais donc mon chemin à une (puis deux personnes) et finis par trouver sans Loïcade, le bon numéros de la bonne rue.

Parenthèse :

une Loïcade, du nom d’un pote peu versé dans la géographie lyonnaise est l’action de trouver le bon numéro de rue avant de trouver la bonne rue : 

– Heu, c’est bon je suis au 187!

– Sonne! L’interphone est à droite du portail vert. 

– .. Ya pas de portail vert, il est rouge le portail! Y a pas d’interphone

– Mais t’es où?

– Au 187 : c’est écrit devant!

– Mais t’es dans quelle rue?

– …. 

Fin de la parenthèse – bisou Loïc.

Donc « arrivée » à destination (les guillemets ont leur importance), je dégaine mon merveilleux téléphone, digicode oblige. Et là, stupeur, plus de batterie.

Parenthèse,

Voyez vous, avec feu-mon-téléphone-de-chez-les-finlandais, que Pacs-que-c’est-Lui appelait mon Dumb-phone, certes le clavier était devenu « amovible » et ces derniers temps, le micro ne marchait plus (pourtant moi, j’entendais parfaitement mon correspondant dire allo? aaaaallooooo?), mais ma batterie tenait une semaine. Je répète : mon dumb-phone de 2004 avait une semaine d’autonomie. Comprenez que je ne pouvais pas imaginer qu’avec la technologie actuelle il faille recharger TOUT LES JOURS.

Parenthèse dans la parenthèse,

Il est exact que la plupart du temps je ne rechargeais que tous les 15 jours ce qui faisait de moi à la fois la personne la moins joignable et la plus has-been de l’univers, téléphoniquement parlant.

Fin des parenthèses.

Bref, je suis restée un peu en plan, puis je suis entrée avec un jeune couple après avoir explicité mon pedigree sur 3 générations,  histoire de les convaincre de ma bonne moralité. Une fois dans la cour, la liste des noms sur la boîte aux lettres ne me disait rien du tout. J’ai demandé à un étudiant s’il connaissait (par hasard) un jeune couple avec un enfant d’environ 1 an vendeur sur le bon coin. La description lui paraît « vague » (les jeunes, je vous jure…) mais il m’emmène voir le gardien, qui, après avoir fait l’analyse de tous les noms sur l’interphone m’envoie (arbitrairement ?) au 5ème. Je sonne mais le monsieur qui m’ouvre n’a rien à vendre. Je redescends (à pied, je me sens moyennement d’humeur à tester leur service maintenance d’ascenseur).  Je recherche en vain le gardien et après 12 soupirs d’exaspération, je me résouds à rentrer bredouille (et à affronter les moqueries de Pacs-que-c’est-Lui), le tout sans remarquer le petit monsieur d’une soixantaine d’années qui m’attend sur le trottoir depuis un quart d’heure et qui est en train de saturer ma messagerie…

Je vous passe l’épisode 2, les sarcasmes de Pacs-que-c’est-Lui, le petit monsieur catastrophé et le retour en voiture, retenez juste, que c’est pas ma faute si les batteries du XXI siècle sont nazes.

La photo n’est pas terrible non plus mais je l’ai faite avec mon smart-phone. Je vous ai dit que j’avais un nouveau smart-phone?

bon pied

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One comment

  1. Le Rire des Anges
    11 novembre 2015 a 6 h 42 min

    Ha ha ha!!! Qu’est ce que j’ai ri!! La Loïcade, j’adore!!!

Un petit commentaire et je suis au paradis!