Grève du zèle et partage des tâches : Vis ma charge mentale (épisode 2)

Elle est bien là. Avec sa cervelle qui tourne à 200 à l’heure, à tenter de faire / prévoir / évaluer les 200 prochaines choses qu’il faudra / faudrait faire. La plupart du temps, elle se sent puissante et désintéressée.

 

Si tu as raté le 1er épisode…

C’est là

 

Mais des fois, elle se fait peur, Le risque, c’est de péter les plombs.

Elle le sait. Burn-out, qu’ils appellent ça. Elle a déjà (un peu) pété les plombs. Ne se sent pas à l’abri.

 

ou alors, elle réalise que le Faire peut prendre toute la place. 

Il y a largement de quoi remplir des semaines de 80h, à prendre des rendez-vous et à y aller. A planifier et à faire. A réaliser, à décider, à manager la vie de famille en mode projet.

Il peut même ne plus avoir de place pour aligner trois dominos avec plaisir, pour s’extasier des progrès de la dernière, ou pour trouver une demi-heure à passer à deux.

Quand l’organisation de la vie de famille commence à prendre le pas sur la vie de famille tout court. Ou simplement quand elle se rapproche du précipice, elle se met en vacances.

Plus rien dans le bullet journal et (pas tout à fait) tout dans la tête. A l’ancienne.

 

Et lui? Lui, il ne se défile pas. Il fait. Il prend sa part de charge mentale. Situation rare chez ses copines. Elle peut pas se plaindre.

Sauf que c’est pas la norme de partager, alors elle est la première à dire qu’elle a de la chance. Pour bien la mériter, elle n’oublie pas de se remettre un petit coup de pression. On  ne s’affranchit pas comme ça de siècles d’inégalité…

Lâcher-prise – mode d’emploi

Plus rien dans l’agenda. Tout dans la tête. Ou presque tout. La nuance est de taille.

 

Plus aucun anniversaire n’est souhaité.

Le dentiste appelle. On avait rendez-vous. Heu ? J’arrive. Elle est en pyjama.

Ils partent au ski en oubliant la clé du studio.

 

Tout part à vau-l’eau, et c’est parfois assez drôle.

Assez drôle, quand toute la petite famille parfaitement peignée débarque devant le monument aux morts désert. On est le 10 novembre.

On n’arrête pas un cerveau qui tourne comme la roue du hamster. Et souvent, elle retrouve la raison alambiquée de ce raccourci malheureux :

Ce samedi 10 novembre, veille de commémoration, les enfants étaient invités de longue date à un anniversaire. L’invitation avait été formulée de la sorte : « le samedi du week-end du 11 novembre ». Elle avait juste zappé « du week-end du », et le samedi devint « 11 novembre ». D’où, le monument aux morts déserté, et la ballade avec… 24h (hum, 23 : 45 d’avance, cf. le retard pathologique).

 

Parfois, ça fait illusion.

Elle a bien rigolé aussi, quand le ramoneur, dont elle avait totalement oublié la visite, s’est confondu en excuses dès qu’elle a ouvert la porte.

Désolée ma petite dame, je vous avais complètement oubliée.

 

Voilà.

Il y a trois semaines, en phase aiguë d’organisation, elle a pris rendez-vous avec le ramoneur-fumiste (je vous jure que c’est le vrai nom : ramoneur-fumiste) parce qu’en avril 2017, elle avait noté à la page de septembre 2018 « tournée ramonage prévue un mercredi – attendre appel».

Octobre 2018 arrive, pas plus de fumiste que de fumée sans feu.

Elle appelle, elle prend rendez-vous.

 

Entre-temps, elle a décompensé son pic d’organisation. Et totalement oublié la visite du gars.

 

Désolée ma petite dame, je vous avais complètement oubliée.

 

Le fumiste enfumé, en quelque sorte.

 

 

Quand #lesgens la trouvent cool et désorganisée

Ces histoires, elle en a à la pelle. Elle aime les raconter à la machine à café ou devant le portail de l’école, parce qu’elle aime bien rigoler. Surtout d’elle-même.

Elle passe pour la nana cool et sympathiquement désorganisée. Rien n’est plus faux, mais elle s’en tape.
#lesgens n’ont globalement aucune considération pour celles qui trébuchent. Ni aucune idée du poids réel et quotidien d’une famille. Comme si, avoir désiré cette famille, lui ôtait le droit de transpirer.

 

Elle leur rend bien,  #lesgens, plus le temps passe, moins elle a de considération pour leur avis.

 

 

Mais elle se reprend, la blague n’a qu’un temps.

Elle s’y remet parce qu’en fait, elle n’a pas plus de temps après avoir tout lâché, qu’avant, quand elle tenait tout serré. En fait, c’est même plutôt le contraire.

 

 

 

Le syndrome de la boîte de kapla : quand tout ne rentre plus dans une journée.

 

Comme le carton des kaplas : essayez de balancer tout en vrac et vous ne rentrerez que le tiers des bâtonnets. Le carton vous semble irrémédiablement trop petit. La seule solution pour faire rentrer les 200 kaplas, c’est 10 rangées de 20. Point. Barre.

 

C’est comme ça que, pendant les vacances, en particulièrement celles où elle n’ambitionne rien de spécial, elle fait péniblement en une journée, ce qu’elle torche d’habitude avant 8h ou après 21h. Elle a alors la désagréable impression d’avoir moins de temps libre en vacances qu’au boulot.

 

Alors, elle ressort son Bullet journal, avec l’impression d’être un bœuf à qui on repasse le joug.

 

 

Lâcher-prise sans rien lâcher

 

 

L’irrationnel et l’exigence du superflu

Mais elle a une arme secrète : la résistance ultime face à une organisation sans faille : elle n’est pas rationnelle, la fille.

Elle procastine.

Elle élimine sans raison valable, elle priorise des broutilles, elle fait des choix contestables.

Bref, elle n’est pas une machine.

 

 

Il y a les combats qu’elle choisit de ne pas mener

Elle ne repasse pas, elle baigne les enfants un jour sur deux, elle zappe la dose quotidienne de vitamine D de la benjamine. Et les activités extra-scolaires.

En vrac.

 

 

Et il y a ces (ses) priorités superflues donc essentielles.

Poster cette photo sur Insta alors qu’il faut éplucher les légumes.

Retrouver cette combinaison de ski taille 18 mois pour la copine, maintenant, à l’heure du bain.

Ramasser des belles feuilles, alors qu’on va rater un coup de fil important.

Ne pas rendre les bouquins, alors qu’on est déjà en retard.

 

 

C’est à la fois ce qui la perd, en ajoutant des obligations.

Elle n’est pas vraiment obligée de faire ce livre-photo pour Noël. Ni de préparer un calendrier de l’avent. Elle va se mettre une pression de dingue pour le faire quand même.

 

Mais c’est surtout ce qui la sauve.

 

Choisir

L’espace pour le libre-arbitre et pour le plaisir.

La contrepartie au réveil nocturne parce qu’elle n’a pas fait le chèque pour la photo de classe. Au sprint du matin parce qu’elle a oublié les épingles à nourrice pour le dossard du cross.

Sa revanche sur les contraintes, sur le temps libre volé au sommeil.

On va faire un puzzle, tant pis pour la lessive. On va écrire un post, même s’il est minuit. Tant pis.

C’est celui qui gère qui décide. Et souvent elle décide de n’être ni raisonnable ni rationnelle et surtout pas parfaite.

 

C’est celui qui gère qui choisit. Et choisir, c’est renoncer, mais c’est surtout exister.

 

 

*

*             *

C’est peut-être vous, c’est un petit peu moi…

 

…Et par conséquent, ce post ne serait pas complet si je ne vous parlais pas de Lui. Qui laisse traîner ses chaussettes et ignore l’existence de la déclaration paje, mais qui prend sa part de charge mentale.

 

Et lui, et eux

Elle vit dans un monde où le frigo se rempli seul, et, où la plupart des menus et des repas atterrissent sur la table familiale, sans son intervention.

Elle vit dans un monde où, 3 fois par semaine, les enfants sont à table quand elle franchit le seuil.

Lui seul sait où est le fer à repasser.

Il n’a pas l’impression d’être diminué quand il manie le balai.

 

Et même si c’est normal de partager, elle mesure sa chance.

 

Toutes ses copines n’ont pas cette normalité.

 

 

Ils n’ont jamais compté

Il se sont disputés pour savoir qui devait, cette fois, se lever, au cours de leur 51 mois de nuits entrecoupées. Mais ils ne se sont pas disputés pour les tâches ménagères.

 

Chacun d’eux a déjà fait passer à l’autre « le test de la chaussette qui traîne ». Pour savoir combien de temps sera nécessaire avant qu’elle retrouve spontanément le chemin du panier à linge.

 

Mais la répartition s’est faite naturellement :

 

Il déteste passer les coups de fil.

Elle a horreur de marchander avec les artisans.

Il aime bien aller chez le primeur. A elle, la foule lui donne des vapeurs.

Il est pas doué pour l’administratif. Elle en a fait son métier.

Il passe devant le drive sur son trajet du boulot. C’est facile de faire les démarches en ligne, elle travaille sur ordi.

 

 

Once and done

S’il reste une asymétrie, c’est celle du celle du temps long contre l’immédiateté.

Il écope du « once and done ». C’est à elle qu’échoient les tâches à suivre, les relances, et les vérifications.

 

Il paye les factures qui sont au courrier. Mais c’est elle qui se souvient des impôts locaux du 4ème trimestre.

Il emmène les enfants malades chez le médecin, mais c’est elle qui sait quand sont les rappels de vaccins.

Il réagit avec vigueur aux stimuli.

Elle les anticipe.

 

 

 

Même à 50-50, les représentations ont la vie dure

Ils trouvent tout les deux que l’autre a vachement de chance.

Il a de la chance qu’elle soit aussi efficace.

Elle a de la chance qu’il soit impliqué.

 

Elle a de la chance qu’il soit impliqué.

 

La  phrase pique un peu. Leur normalité n’est pas encore la norme.

 

Il ne craque jamais. Elle craque souvent.

Il a ce talent pour sentir quand les enfants vont le faire sortir de ses gonds. Il passe la main. Il se met en retrait.

Il ne comprend pas qu’elle ne fasse pas pareil.

 

 

Elle, même quand sent que l’explosion est proche, elle essaye encore. Parfois ça passe et parfois ça casse.

 » Mais dis-le moi quand tu vas craquer »

 

 

Il voudrait qu’elle demande, il réagit aux stimuli.

Quand il est proche du gouffre, il n’a pas besoin de demander, elle est cablée pour anticiper.

 

 

Et puis, il a intériorisé que déléguer c’est de la sagesse. Elle ne peut pas s’empêcher de penser que passer la main, c’est de la faiblesse.

 

 

Déjà, qu’il en gère 50%, il a bien le droit parfois de flancher.

Comme elle n’en fait que 50%, faudrait pas en plus qu’elle flanche.

 

Personne ne leur dit. Surtout pas l’autre. Mais c’est ce qui se passe.

 

*

*           *

 

 

Elle ne veut pas faire un manifeste pour l’égalité. Elle ne veut pas renverser la table. Elle ne veut pas faire la révolution. Sa charge mentale, elle l’assume. Elle l’aime, même. Elle est la conséquence de sa vie de femme accomplie. Les précipices de chaque côté de son numéro d’équilibristes sont effrayants, mais jusque là, même quand elle trébuche, elle ne tombe pas.

Personne ne lui fait aucun reproche quand elle lève le pied, quand tout part à vau-l’eau. Tout le monde rigole avec elle des conséquence loufoques. Même elle, elle se pardonne ses grèves du zèle périodiques.

C’est juste que c’est pas tenable. Pas pratique. Encore plus fatigant.

Et pourtant ils partagent.

Son mec est un phénomène de foire pour ses copines qui assument tout toute seules.

Il assure. Elle a appris à déléguer. Chacun avec ses talents.

 

Il se trouve qu’elle est meilleure que lui sur les tâches du temps long, celles qui ne faut pas oublier même après les avoir réalisées. Celles à plus forte charge cognitive. CQFD.

Même quand on se rapproche de l’égalité, même quand toutes les conditions sont réunies pour partager, les vieux modèles resurgissent. Il y a encore du boulot.

 

 

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28 comments on “Grève du zèle et partage des tâches : Vis ma charge mentale (épisode 2)

  1. LaLutotale
    21 novembre 2018 a 10 h 35 min

    C’est vraiment dingue de lire ici ce que je ressens vis-à-vis de la charge mentale et du « partage » avec Musclor. Je vois que tu as traité ce sujet dont je te parlais lors de l’épisode 1 de cette série « charge mentale » avec autant de perspicacité et de justesse que jamais je n’aurais pu le faire. C’est vraiment génial comme article, et je pense le faire lire au plus grand nombre ( et particulièrement à Musclor ).
    Merci pour tout ça <3

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 05 min

      … Merci! Tes commentaires (nombreux) m’ont fait très plaisir. D’ailleurs, c’est grâce à toi que j’ai repris la plume pour traiter le partage des tâches… J’avais pas trouvé l’angle, mais après t’avoir lue, je me suis dis que je pouvais pas ne pas en parler! Merci pour ça et j’espère que mon module de commentaires ne te découragera pas!

  2. queenofthetribu
    21 novembre 2018 a 12 h 01 min

    Jolie suite ! (Mais aurais tu des soucis avec tes codes de mise en couleur ?) Ici aussi, on se dispatche assez naturellement les tâches. Il y a certaines choses que je sais qu’il déteste tellement faire, alors je suis volontaire désignée, mais moi aussi je délègue très volontairement des trucs haha. Pour les enfants, en revanche, on s’en occupe de manière égale (les week end, chéri n’est pas là la semaine)

    • Johanna
      21 novembre 2018 a 12 h 37 min

      Je pense que la répartition est égale dans de plus en plus de familles! Merci pour les shortcodes, ça fait effectivement très moche pas dans les appli types wordpress, je les ai enlevé!

  3. bonjoourmarie@gmail.com
    21 novembre 2018 a 14 h 10 min

    Etant sans enfant je me reconnais quand même dans certains de tes propos !

    Bravo pour cet article en tout cas !

    A bientôt, Marie
    http://www.bonjoourmarie.com

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 10 min

      Mais carrément! Je me souviens très bien m’être dit

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 13 min

      Mais carrément! Je me souviens très bien m’être dis que je n’avais pas assez de tells pour tout quand j’étais célibataire et sans enfant! Finalement, ça n’a pas changé;). J’ai lu tes derniers articles, alors je te souhaite de connaître ça le plus vite possible.

  4. maman délire
    21 novembre 2018 a 14 h 40 min

    Chez nous aussi la répartition est plutôt égale selon ces affinités ! et en ce moment je travaille surtout a redonner aux enfant leur propre charge mentale, ou plutôt à devenir autonomes, ça fait plus soft ! Il préparent leurs affaires, et s’ils oublient de prendre un doudou quand ils vont chez les grands parents, bah tant pis pour eux ! ( en même temps un doudou à 10 ans, je te rassure, ils arrivent à dormir sans !) parfois je me dis que quand les enfants seront partis, on s’ennuiera ???

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 16 min

      J’adore! Cet été, j’ai aussi fait des listes pour qu’ils gèrent eux mêmes leurs affaires. Hasard ou déterminisme, ma fille de 4 ans n’oubliait jamais rien grâce à une technique savante de repointage. Mon fils arrivait à la piscine sans son maillot. C’est pas gagné, je te jure!

  5. WorkingMutti
    21 novembre 2018 a 18 h 57 min

    Ici aussi on se réparti selon les affinités. Et en bonne juriste je récupère tout l’administratif et la compta héhé

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 19 min

      Pourtant on dit toujours que les cordonniers sont les plus mal chaussés… il devrait se méfier!

  6. Mam'Weena
    21 novembre 2018 a 20 h 28 min

    Moi, j’aime bien l’autoderision
    Bon, par contre, je ne sais pas si un jour cette idéal du 50/50 arrivera chez nous, même si je prenais un travail salarié, j’aurais toujours moins des horaires de fous que mon mari (mais on va y travailler, la boulangerie est à côté de son boulot, je songe à lui déléguer le pain )

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 25 min

      Oui, c’est sûr qu’il y a des métiers qui s’y prêtent moins que d’autres! Pacs-que-c’est Lui est prof. C’est loin d’être un métier facile mais 1, salarié du privé et 1 dans l’educ nat, je crois que ça nous aide aussi à faire du 50-50!

  7. Entrelescailloux
    22 novembre 2018 a 12 h 05 min

    J’aime bien le ton de l’article faussement détaché

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 26 min

      Je crois que la légèreté est indispensable! Il faut garder la tête froide, c’est pas une question de vie ou de mort, ça reste de la logistique!

  8. tobemummysite
    22 novembre 2018 a 12 h 24 min

    Ca fait du bien de lire cela, c’est déculpabilisant. Ici aussi, le partage des tâches se fait: il gère les coups de fil, l’administratif et tout le bricolage dans la maison. On fait le ménage ensemble. Je gère les levers nocturnes/précoces, la cuisine, le linge et le quotidien de notre fille. Je n’ai qu’un enfant, qui dort la nuit en plus. Aucune raison de me plaindre. Pourtant, il y a un an, j’étais au bord du craquage. Parce que, comme toi, mon cerveau tourne H24 à 200 à l’heure et que c’est épuisant. Parce que c’est ancré en moi que déléguer est une forme de faiblesse, de renoncement, alors même quand je frôle le craquage, je repousse encore et encore mes limites. On est bien nombreuses bâties dans ce moule-là…

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 27 min

      Il faut qu’on se calme et qu’on arrête d’être parfaites, hein?!

  9. Virginie Neleditesapersonne
    22 novembre 2018 a 12 h 54 min

    Bon et bien voilà, j’ai tout lu d’un coup; et j’envoie de suite le lien à Biquet, qui partage apparemment pas mal de points communs avec le tien (le sien ? ;-)).
    Effectivement les phrases « tu as de la chance » piquent, le mien je crois le pense un peu aussi… pourtant c’est juste les prémices de l’égalité non ?! Merci en tout cas pour ces 2 textes absolument parfaits !!

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 32 min

      Merci bcp! Tu es perspicace, effectivement « le sien » ressemble beaucoup au mien!

  10. Je ne suis pas une Poule
    22 novembre 2018 a 15 h 32 min

    Nan mais vraiment! Sort de ma tête! Et si ton mec donne des cours, j’inscris le mien! Parce qu’en plus de ma charge à moi, celle de la maison, des enfants, du boulot, je l’aide pour le sien (de boulot)…Il y a un côté grisant à se sentir indispensable… Il faut juste attention à ne pas se laisser consumer

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 37 min

      Tout à fait : consumer est le mot parfait! Mon mec est prof, donc pour les cours, c’est plutôt bien barré!

  11. Audrey
    22 novembre 2018 a 21 h 07 min

    Bravo pour ce bel article plein d’humour et de profondeur. Chez nous, j’envisageais serieusement le schéma 1 semaine sur 2 pour l’impliquer dans la repartition des taches et la gestion des enfants… on a frôlé la separation pour qu’il comprenne enfin (et que je m’émancipe enfin) et qu’il sorte de ses schemas familiaux (et moi des miens !). La crise a été salutaire car on est désormais une belle équipe et la répartition se fait naturellement la plupart du temps. Ouf !

    • Johanna
      22 novembre 2018 a 23 h 39 min

      Coucou Audrey! Ravie d’apprendre ce nouvel équilibre! Une semaine sur deux! Je reconnais là ton sens pratique!… mais effectivement, le plus dur c’est de se sortir des schémas!

  12. Cécile
    23 novembre 2018 a 18 h 36 min

    Très très beau comme article (articleS, j’ai lu le premier dans la foulée). Je ne suis ni maman ni en couple, mais ces listes en permanence, ces besoins d’assurer l’organisation de son petit monde (au)tant qu’on peut, ça sonne très juste.
    Ton style d’écriture rend à la perfection le contenu, c’est un bonheur à lire !

    • Au presque parfait
      5 décembre 2018 a 22 h 40 min

      Merci beaucoup!
      Je me souviens parfaitement me sentir débordée (et à juste titre) quand j’étais célibataire et sans enfant. On se crée des besoins et des envies en propostion du temps qu’on a… En fait, se reprogrammer pour être plus zen, ça vaut pour toutes les situations, je crois!

  13. alinetterunnette
    28 novembre 2018 a 9 h 16 min

    Un épisode 2 à la hauteur! après les parenthèses excel, cette fois ci c’est « gèrer la famille en mode projet » qui fait écho. Encore une bonne déformation professionnelle…ici deux boulots qui n’ont pas de limite…mais pareil on a nos priorités (qui ne sont pas la pelouse ni le ménage -sic-). une vision très différente, avec moi en super-anticipatrice-mais-qui-ne-fait-pas-la-moitié-de-sa-to-do-list…et monsieur en roi de l’immédiat et de la « relativisation ». ca donne parfois des dialogues de sourd, mais à l’usage force et de constater que ça se complète bien et que ça équilibre la machine avant qu’elle n’explose. Alors la #happybusyworkingrunningmum et le #agridaddytoujourszen voguent gaiement sur les flots mouvementés de la vie quotidienne!

    • Au presque parfait
      5 décembre 2018 a 22 h 43 min

      Force est de constater que le modèle « super anticipatrice » est plus souvent féminin et usant au quotidien, tandis que le roi de la relativisation est souvent masculin…
      Je vous souhaite bon vent et que la croisière s’amuse!

      • alinetterunnette
        6 décembre 2018 a 15 h 52 min

        totalement. et je ne peux m’empêcher de penser que les relativiseurs peuvent l’être parce qu’ils savent qu’ils peuvent compter sur des super-anticipateurs…en tout cas professionnellement c’est un constat fort vérifié 😉

Un petit commentaire et je suis au paradis!