Le bonheur des jardins publics…

Stupeur : il n’y a pas de toboggan dans notre nouveau village. D’ailleurs, il n’y a même pas de jardin public. Et ça, pour les petits citadins qu’ils étaient il y a peu, c’est un sacré changement. Parce que les parcs, ils ont grandi dedans.

 

En 5 ans et demi passés en ville, je crois qu’on pourrait compter sur les doigts de la main les jours où on n’est pas sortis. Trop longtemps enfermé, le Chupenn devient zinzin et nous avec. Et quand on sort, en ville, 9 fois et demi sur 10, on sort dans les jardins de tout le monde, dans les jardins publics.

Il paraît que les parcs ont des noms officiels, des noms d’écrivain, de résistants, de célébrités plus ou moins locales. Nos parcs a nous ont les noms de leur localisation :

Il y a le « parc du milieu », à mi distance des copains. 15 min de marche chacun dans la direction des autres et on se retrouve..

Le parc du périph, un peu près du boulevard dont il tire son nom, mais j’aime ses grands arbres et Chupenn son espalier à monter à la force des bras. Magnifique en automne. Mal au bras en toutes saisons.

chupenn automne

Ou alors on les appelle par leur principal attrait : Le parc du labyrinthe, celui de la grande araignée. Le parc avec les deux balançoires, et celui avec deux petites balançoires. Le parc de la tyrolienne, devenu le parc de la-tyrolienne-qui-marche-pas.

Il y avait le parc juste à coté. Qu’on aimait plus vraiment à force d’y aller, le parc par défaut.

Vu l’heure, on ne va qu’au parc d’à coté.

Mais dans ce parc-là il y a toujours un enfant de l’école pour jouer. On a du mal à y aller à ce parc, mais c’est encore plus difficile d’en partir.

En partir, parlons-en… J’ai des souvenirs de retours à la maison douloureux. JE me souviens avoir emballé Chupenn dans l’écharpe de portage à 3 ans et demi, pour m’en sortir, avec ma Wendoï dans son landau et mon Chupenn qui ne pouvait plus mettre un pied devant l’autre. Les parc où, comme pour les soirées, il faut partir alors quand on s’éclate encore.

S’éclater dans les parcs… Hum… En tant que parent, s’ennuyer dans les parcs, c’est déjà une bonne nouvelle… ça veut dire qu’on s’est assis sur un banc (et c’est long, avant de goûter à ce plaisir-là)..

 

et pourtant,

 

Les parcs sont les témoins de tous les progrès des petits citadins.

Les premières descentes de toboggan. »Toboggan », l’un des premiers mots après Papa et Maman.

Les premiers mètres à vélo, avec et sans roulettes.

Les chutes aussi. Les gros bobos et ceux qui font surtout mal à l’amour propre.

Des parties de foot, les châteaux de sable. Le bac à sable, ce truc dégoûtant qui plaît tant aux enfants.

Les ustensiles pour le sable… si par chance à la fin vous avez le même nombre de pelles, de rateaux et de seaux qu’à l’aller, regardez mieux. Il ne sont pas tous à vous…

les premiers « tu prêtes à la petite fille puisque tu te sers pas de ta trotinette ». Les premiers, « tu demandes au petit garçon si tu peux prendre son seau ».

Les arbres en fleurs au printemps. Les fourmis, les escargots, les marrons, et les feuilles de platanes. La nature en ville.

les premières batailles, le sable dans les yeux et les cheveux tirés.

 

Mais aussi les copains d’un jour et ceux qui sont devenus des copains de toujours. Ce sont surtout eux qui nous manquent maintenant. A la campagne, les jardins sont privés. Chacun a sa balançoire, on peut se balancer en pyjama. Et les bacs à sable sont protégés la nuit des pipis des chats. Mais le joyeux bazar des parcs, ça nous manque encore un peu…

le-parc-portrait

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez peut-être

One comment

  1. Alexe D.
    20 septembre 2016 a 11 h 45 min

    Mais ouiiiiii le « parc labyrinthe » !!
    Et le « petit parc de la gare », et le « parc tramway », le « petit square juste derrière »…
    Nous, depuis qu’on a un jardin, c’est « plus besoin d’aller au parc, c’est comme si on en avait un juste pour nous tous les jours »…

Un petit commentaire et je suis au paradis!