Les frites de jeudi soir…

Le temps file à toute allure, on voit à peine défiler les semaines. Cette météo, qui nous fait passer sans transition du printemps à l’hiver, n’arrange rien à l’affaire. On travaille aussi comme des fous. On surnage tant bien que mal dans notre quotidien pressé et on ose pas encore penser aux prochaines vacances, même si les précédentes nous paraissent très loin.

Jeudi soir de la semaine dernière a fait exception dans ce tourbillon. Comme un petit miracle anodin dont j’ignore la recette.

Cette soirée n’aurait rien eu de particulier. On n’était pas spécialement en forme, on était même plutôt crevés. Le jeudi soir, c’est pas un grand soir. C’est un jour d’école et une veille de jour d’école. Il ne faisait pas particulièrement bon, ni particulièrement froid d’ailleurs. Une météo bof.

Dans la journée, un SMS inopiné, une place pour un concert le jour même avec une copine (j’ai encore des copines qui sortent et qui ont des places pour des concerts, c’est une bonne nouvelle). La tentation est forte malgré la… flemme et malgré les deux jours de déplacement  : cette semaine je n’ai pas beaucoup vu les enfants, contrairement à Pacs-que-c’est-Lui qui les a peut-être un peu trop vu… Ma négo conjugale est lamentable, comme d’habitude. Comme d’habitude, Pacs-que-c’est-Lui me voit arriver avec mes gros sabots à trois kilomètres, mais me pousse à sortir (homme formidable, j’ai. Il faut que j’y repense la prochaine fois qu’il me réveillera avec ses ronflements. Ou qu’il sera malaaaaade. Fin de la parenthèse).

Je me débrouille pour rentrer plus tôt du boulot. Pour les voir un peu. Je leur cours après avec ma valise fraîchement extraite du TGV. Ils vont à Casino.(Oui, ça envoie du rêve).

A quoi ça tient? A l’alignement miraculeux de nos planètes « bonne humeur » ? Au fait que Pacs-que-c’est-Lui a promis des frites aux enfants? (des frites un jeudi soir, chez nous c’est inédit, limite subversif). Il règne une ambiance de fête. Les enfants sont joyeux. On est tous joyeux. On ne fait pourtant rien d’extraordinaire : on fait peur aux pigeons, comme souvent, mais plus joyeusement. Ils courent dans Casino, comme souvent mais plus joyeusement. On a fait une « course à roulette », Wendoï juchée sur ma valise et Chupenn dans la poussette, on s’est pété le dos, mais plus joyeusement. Dans de joyeux hurlements, même quand la poussette s’est renversée (trop chargée malgré les 16 kg de Chupenn…)

Ce n’était rien d’autre que le 1001ème aller-retour à la supérette du coin. Mais plus joyeusement.

Ça fait du bien de se souvenir que le bonheur est à portée de main. De rire à gorge déployée de choses du quotidien. On devrait toujours manger des frites le soir.

PS : Ce soir, Pacs-que-c’est-Lui est à une conférence (lire : à une beuverie à la fac)(comprendre : c’est un peu le match retour du concert). Et je viens de passer 3/4 d’heure à faire avaler l’équivalent de deux cuillères de soupe à Wendoï, exploit entrecoupé de plusieurs mises au coin et hurlements assortis, donc, je vous assure, ça fait du bien. J’aurai peut-être dû faire des frites.

jedai chupenn Pacs-que-c-Lui

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2 comments on “Les frites de jeudi soir…

  1. Le Rire des Anges
    15 mars 2016 a 11 h 00 min

    Ha ha!! C’est ce que j’étais en train de me dire, seule avec les enfants, t’aurais pu faire des frites!! 😉
    On en fait jamais non plus, je crois que je vais acheter une friteuse!

    • Johanna Lara
      15 mars 2016 a 22 h 24 min

      Je peux t’en louer une! On en a juste deux!

Un petit commentaire et je suis au paradis!