C’est une fille! {chronique d’une préférence +/- assumée}

Je ne sais pas si cet article aurait vu le jour si un certain mardi nous n’avions pas appris que n°3… est une fille!

Je veux dire une fiiiiiiiille.

Mardi donc s’est achevé un suspense essentiel à mes yeux. Trop essentiel. Trop démesuré.

La méthode Coué

J’avais cette impression persistante d’attendre un petit gars. (Je suis la reine de l’intuition). Intuition pourtant basée sur des faits extrêmement scientifiques. Pensez donc que j’ai acheté sans m’en rendre compte la même crème solaire que pour la grossesse de Chupenn. 

J’ai aussi fait une liste de tous les avantages à ce que n°3 soit un garçon. #BrigetJonesc’estmoi. En tête de liste, la préférence de Chupenn, qui veut (pour la deuxième fois) un frère. D’ailleurs, quand, il y a 3 ans on lui a annoncé que le docteur pensait que Wendoï était une fille, il a répondu :

 » – Eh ben, moi, je pense que c’est un garçon. »

(à la fin c’est le gynéco qui a gagné).

Et puis j’ai développé une formidable théorie sur le fait qu’occuper la redoutable place de « l’enfant du milieu » serait pour Wendoï plus doux si elle était entourée de garçons. Comme je ne suis plus très sûre de publier cet ouvrage (c’est confondant comme une idée peut paraître lumineuse à 4 heures du matin et se révéler en définitive d’une platitude absolue), je vous en livre la substantifique moelle : elle aurait eu sa différence à elle. (ouais, c’est brillant, comme idée, on est d’accord).

Et puis pour un garçon, j’avais trouvé le prénom juste parfait. Alors, dire « j‘avais trouvé », montre que seule la moitié du chemin était parcourue. Mais comme Pacs-que-c’est-Lui n’a jamais eu d’élève catastrophique portant ce merveilleux prénom (ce qui, les années de professorat s’accumulant s’apparente à un petit miracle), tous les espoirs m’étaient permis. Le prénom parfait : littéraire mais bien sans ostentation. Délicatement XVIII mais so tendance. Juste parfait. 

Mais tout cela était une vaste opération plus ou moins consciente de « méthode Coué » destinée à me préparer à une… déception.

Une envie inexplicable et un peu honteuse…

Parce qu’au fond de moi, il y a cette envie viscérale inexplicable et égoïste d’avoir à nouveau une fille. Surtout inexplicable.

Je suis pas une dingue des robes à smock, des chapeaux de paille et des camaïeux de rose. J’ai pas forcément un modèle féminin à transmettre. Et je suis la première à m’étonner (voire à me désoler) que l’univers des tous-petits soit à ce point sexué.

Je mesure assez ma chance d’avoir deux enfants en pleine santé pour savoir où est l’important. Je sais assez que la personnalité de l’enfant fait tout, bien au-delà de son genre.

J’adore la relation mère-fils que j’ai avec Chupenn. Et ma relation avec Wendoï me comble aussi. Je suis ravie d’avoir un garçon et une fille, et je pensais, pour l’arrivée de ce petit dernier, être prête aux deux éventualités. Et ben, non. J’avais une préférence marquée dont je ne sais pas l’origine. Une envie irrationnelle.

J’ai un peu honte de cette préférence que je ne comprends pas. Un peu honte, d’être potentiellement déçue par l’arrivée d’un nouveau petit gars. Un peu déçue de ne pas arriver à accepter de bon cœur la loterie de Dame Nature et de vivre totalement cette dernière grossesse dans la légèreté. Surtout pour un motif aussi futile.

J’envie le recul de celles qui attendent la naissance pour savoir… et par ailleurs, il y a 6 ans, j’en ai été :

Il y a 6 ans, j’ai attendu le jour de la naissance pour savoir que Chupenn était un gars. A l’époque, je n’avais pas de préférence,(j’avais l’impression d’attendre un petit gars, mais vu mon niveau d’intuition, ça ne veut pas dire grand’chose) – mais je n’ai pas un super souvenir des circonstances de la découverte. Chupenn a été kidnappé par le pédiatre en raison d’une arrivée un peu violente et je crois que j’ai été la dernière au courant que c’était un garçon. Comme tout le monde disait « il », j’ai fini par demander. Du coup, le scénario de la découverte le jour J, ne m’a plus jamais tentée.

Pour Wendoï, j‘avais déjà une préférence forte pour une fille. Mais elle me paraissait plus légitime. A tort ou à raison. Dikatat de la famille Ricoré.

une-fille

Une découverte bien orchestrée

A défaut d’attendre le verdict du genre de n°3 avec flegme, les circonstances de cette découverte resteront comme une temps fort de cette grossesse.

Pacs-que-c’est-Lui était très étonné de ma forte préférence, du coup, on a beaucoup parlé des deux éventualités. Et si n°3 était un garçon? et si c’était une fille? Par ce biais, on s’est pas mal projeté l’un et l’autre dans la future configuration de notre famille. Ça a été notre moyen pour connaître un peu plus la façon dont l’autre envisage les prochains mois, ses espoirs et ses craintes. Comme il y a quand même moins de découvertes pour une 3ème grossesse, c’était sympa d’explorer cet axe.

Pour le jour J de l’échographie, Pacs-que-c’est-Lui ne pouvait pas être présent. Alors, plutôt que d’apprendre la nouvelle toute seule j’ai demandé à ce que le gynéco nous l’écrive sur un bout de papier.

Mon gynéco, qui m’a suivie pour mes 3 grossesses et fait naître les deux aînés, je l’adore, mais il ne fait pas dans la psychologie (ça me va bien). Mais à ma grande surprise, ça l’a bien fait marré cette idée. Alors il en a rajouté des couches. Il a écrit sur un post-it, l’a plié en tout petit, m’a jeté un regard en biais, a sorti une enveloppe qu’il a cachetée et après un nouveau regard en biais, il a agrafé l’enveloppe comme pour la sceller. En me raccompagnant à la porte, il m’a souhaité « bon courage pour l’enveloppe ». C’était un bon moment.

Finalement, c’était peut-être pas une vaine précaution cette histoire de scellée. Parce qu’en attendant Pacs-que-C’est-Lui, je me suis lancée dans une grande étude comparative des 3 écho, à la recherche d’un indice quelconque. En vain. Mais l’excitation était à son comble et on était pressé de coucher Chupenn et Wendoï pour ouvrir la fameuse enveloppe.

Alors on a ouvert.

Joie!

Pacs-que-c’est-Lui a été persuadé aux trois grossesses d’attendre des filles; Finalement, il ne s’est trompé qu’une fois. Alors, en grand rationnel de prof de math qu’il est, il a qualifié le résultat de logique. Et puis garçon-fille-fille, c’est le schéma de sa propre famille, lui, aîné de deux soeurs.

 Moi, j’ai souri niaisement pendant 24H. Ou même un peu plus.

Donc voilà, n°3 est une fille. Je suis ravie. Un peu plus que ravie. Je ne saurai probablement jamais pourquoi mais j’aurai la chance de ne pas expérimenter une (peut-être) déception dans ce domaine. Je suis chanceuse.

Merci à tous pour les petits mots reçus de ça et de là. Je suis très en retard dans les réponses mais tous vos mots me vont droit au coeur!

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8 comments on “C’est une fille! {chronique d’une préférence +/- assumée}

  1. Maman BCBG
    21 avril 2017 a 9 h 28 min

    Vive les robes à robes à smock !!! C’est la VIE !!! Non je plaisante, je n’en mets d’ailleurs même pas tant que ça à bébé Gluon, c’est relou à repasser (les robes, pas le bébé)

    Félicitations pour la future arrivée de cette petite fille !!! Je comprends que tu ais une préférence. Ce n’est pas forcément rationnel, mais c’est ainsi 😀 Pour mon aîné, il m’a fallu faire un mini « deuil » de la fille que j’imaginais comme mon premier enfant… et au final, ayant eu un petit garçon, on m’aurait annoncé un deuxième garçon cela ne m’aurait pas dérangé plus que ça… mais j’étais bien sûr heureuse que ce soit une fille… (la famille ricorée est une image assez bien ancrée dans l’imaginaire collectif ! )

    Si un jour il y a un troisième, bizarrement, je crois que je voudrais la surprise jusqu’au bout, pour changer un peu 🙂
    Mais comme j’ai eu des certitudes absolument inébranlables sur le sexe de mes enfants dès le test de grossesse (certitudes qui n’avait que 50% de chance d’être justes hein j’en suis bien consciente !!) je risquerai de passer 9 mois en étant sûre de quelque chose et d’avoir une grosse surprise en salle de naissance…. 😀

    • Johanna
      22 avril 2017 a 20 h 56 min

      On monte une start-up de robes à smock infroisables ? C’est chouette d’attendre la surprise… Mais je ne sais plus comment j’en ai été capable !

  2. zenopia
    21 avril 2017 a 13 h 34 min

    Génial !!!
    Perso, quand j’étais enceinte je me disais « peu importe que ce soit une fille ou un graçon… » mais… tout au fond, une petite voix me disait que j’aimerais tellement que ce soit une fille… J’étais folle de joie quand j’ai su que ce serait une petite poulette ! Chaque jour qui passe, au côté de mini moi, je suis super heureuse… je pense que je l’aurai été aussi avec un garçon mais je ne sais pas si nous aurions été si proche… et je ne saurais jamais ! Bref, tout ça pour dire que j’avais aussi une préférence 🙂
    Belle après-midi 🙂 bisous 🙂 (et félicitation pour cette 2e poulette ^^)

    • Johanna
      22 avril 2017 a 20 h 57 min

      C’est assez proche de mon envie ! ‘une petite voix’, c’est ça !

  3. Alexe D.
    21 avril 2017 a 17 h 35 min

    Trop fort le coup de l’enveloppe
    J’adore !!!

  4. Maman Nouille
    25 avril 2017 a 10 h 45 min

    Oh je te jalouse!
    Moi je voulais une fille, j’ai eu un garçon. Pour le deuxième, j’ai même arrêté de manger salé (un peu) et calculer le meilleur jours pour la conception, j’ai gardé le suspens jusqu’à la fin…et puis c’était un garçon.
    Bon, y en aura pas d’autre mais je suis assez sure que je serai capable de pondre une armée de garçon!
    Mais bon, au final, je me lève toutes les nuits pour nourrir le petit et reste réveillée un peu plus longtemps pour lui renifler le coup et je partage ma danette au chocolat avec le grand (enfin il mange toute ma danette au chocolat). Je ne vois pas comment je pourrais les aimer plus!

    • Johanna
      25 avril 2017 a 20 h 29 min

      Garder le suspense tout en ayant une préférence, je dis : la classe ! Le coup de la danette, est ici aussi considéré comme le top de la dévotion parentale !

Un petit commentaire et je suis au paradis!