Ma trottinette et le développement durable (anarque inside)

Juin devait être le premier mois du développement durable.

Enfin, c’est comme cela que j’imaginais survivre à une catastrophe annoncée, à un cataclysme insurmontable, à une petite fin du monde. En ce lundi 1er juin, mon parking allait fermer pour 3 mois.

Habiter en ville et ne pas avoir de parking, c’est un peu comme marcher deux heures en plein soleil avec les gosses, les seaux et les pelles pour vous rendre compte que la plage est en galet. Une fois sorti des embouteillages, vous croyez toucher au but mais le pire est devant vous, il vous faut trouver 5M2 « créneautables » pour déposer votre tas de ferraille dans un endroit suffisamment sûr pour pouvoir recommencer la même manip’ demain, même heure.

Dans l’absolu, je ne suis pas une accro de la bagnole. Mais dans l’absolu, je travaillerai dans la rue d’en face (ou je ferai du télé-travail, tiens!) et pas au deux autres bouts de l’agglomération. Bref, malgré ma bonne volonté (si, si), impossible de se passer de voiture. Et comme je rentre (très) tard du travail, (oui, je pars très tard aussi), j’ai a peu près zéro chance de trouver chaussure à mon pied ou plutôt place à ma caisse. Sauf à se garer loin. looooooooing. Voire à l’extérieur de la ville (vive le développement durable).

le 31 mai (fête des mères), après avoir mené une (brillante) campagne de messages (plus ou moins) subliminaux à destination de Pacs-que-c’est-Lui j’ai eu une (super méga top) trottinette. Avec des suspensions. Et trop belle. Et pliable. L’idée était de garer ma voiture à l’extérieur du périph et de rentrer à la force du molet, et ce pendant trois mois, contribuant par dessus le marché à l’amélioration de la qualité de l’air lyonnais;

le 1er juin, je suis partie avec la poussette avec dedans : Wendoï. Et, pendus aux poignets de la dite poussette : mon cartable, son repas, mon sac à main, un paquet de Transpers taille 3+, et ma trottinette à moitié pliée (parce que je n’avais pas tout compris au système de pliage – je pense que les ingé qui se font virer de chez Ik*a pour leur notice illisible se font embaucher chez Déc*th). La trottinette à moitié pliée était trop large pour l’ascenseur et l’ensemble qui pendait à la poussette était beaucoup plus lourd que le petit contrepoids de Wendoï (cf. taille 3+ => moins de 8,5 kg). Bref, le 1er juin, il était 8h40, j’étais déjà à la bourre et le mois du développement durable avait du plomb dans l’aile.

A 18h, Pacs-que-c’est-Lui m’a appelé pour me prévenir qu’il y avait un mot dans l’ascenseur. Mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai cru que c’était à cause des sardines au barbecue qu’on avait fait la veille sur la terrasse, mais non, pas du tout, en fait les travaux du parking étaient décalés d’une semaine. (les sardines étaient très bonnes, merci);

Après m’être vautrée dans le luxe de me garer à 10m de l’entrée pendant 8 jours, le 8 juin me voila repartie dans la perceptive de 3 mois de galère développement durable moins une semaine (je crève les 4 pneus de leur mini-pelle si les travaux prennent du retard);

Rentrer à la maison après avoir fait 10 minutes de trottinette les cheveux au vent, c’est trop super. D’ailleurs, ca descend. C’est le matin que c’est la loose. D’ailleurs, ca monte;

Et puis, disons vers le 15 juin, je me suis rendue compte par une bizarrerie que je ne m’explique pas, qu’à 19h30, y’a des places. A 18h, c’est cuit, pas le moindre bout de trottoir pour abriter une Clio, mais à 19h30, même un nullard du créneau peut garer un monospace.

La trottinette, pour aller chercher le pain le samedi, c’est trop bien. Et c’est plat, pour aller à la boulangerie, en plus.

De toute façon je soufflais tellement sur ma trottinette le matin, que niveau bilan carbone, c’était pas terrible;

a trottinette

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un petit commentaire et je suis au paradis!