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StrEsséé pAr la rEntrée.

Je n’ai jamais été stressée par les rentrées scolaires. Je veux dire en tant qu’élève ; Sérieusement, une fois que j’avais résolu la question centrale de la tenue du jour, plus rien ne me faisait peur. Éventuellement, avoir Mme B. en sport, et encore, partir de la 4ème, j’avais mon réseau de copine-dont-le-père-est-prof. La veille, on savait TOUT…

Bref, avant d’avoir des enfants (j’avais des principes, et aussi), je ne comprenais pas la mine vraisemblablement soulagée qu’arborait mes collègues en arrivant vers 10 heures au boulot le jour de la rentrée… « Ouf, ça s’est bien passé ! » De quoi ? Il a passé son bac le 1er septembre ?

L’année dernière, idem. Première rentrée de Chupenn à l’école. No stress. Persuadée que j’étais qu’il allait (fatalement) s’éclater à l’école, le Chupenn. Malin comme il est. Sociable comme il est. Dégourdi comme il est. (Vous ai-je déjà dit que mon fils est un génie ?).

rentrée-petite-section

D’ailleurs, le 2 septembre, il n’a pas pleuré. Enfin le matin. A 11h30, si, il pleurait. C’était le dernier à attendre ses parents indignes ; Nous, on nous dit 11h30, on arrive à 11h30. C’est ce jour-là qu’on a compris que l’école ferme à 11h30. Et que dans les faits, il faut viser un bon 11h15. Mais bon, retenons qu’il n’a pas pleuré le premier jour, ce qui fait un sacré contraste avec les cent autres jours qui ont suivi.

Chupenn a mis des semaines à s’habituer à l’école ; le cauchemar chaque matin (le soir au coucher, aussi quand j’y repense… ). Les crises de larmes, de colères, les petits déj qui traînent, les au revoir déchirants, les trajets infinis… L’année dernière quand à 8h40, je mettais le contact pour partir au boulot, j’avais l’impression d’avoir fini ma journée. En tout cas, j’avais fait le plus dur.

Et par conséquent,  nous sommes restés toute l’année sur un rythme de 4 matinées par semaine. Soit deux grosses heures d’école le lundi, mardi, jeudi et vendredi.

Cette année, moyenne section, on passe sans transition à 4 journées et demie. Et cantine 4 jours/semaine ; Le Chupenn, il a appris plein de chose à l’école, notamment à compter, et il va bien vite piger qu’il y a eu sacrément de l’inflation pendant l’été ;

En termes de stratégie de communication (il est primordial d’avoir une stratégie), nous avons été assez radicaux. On n’a rien dit ; Nada. Que chi. Jusqu’à hier où on a lâché sans en avoir l’air le mot « cantine ». Hier,  j’ai aussi tenté une campagne de promotion de la moyenne section auprès d’un Chupenn qui voulait surtout savoir si ‘c’est après ce dodo, l’école ?

Ai été interrompu par Pacs-que-c’est-Lui mort de rire dans la pièce d’à côté. Super angoissant, mon discours, il paraît. Top flippant.

Bref, pour la première fois, je suis stressée par la rentrée.

Et puis ce Chupenn joue avec mes nerfs. Morceaux choisis des 24 dernières heures :

– J’ai pas d’amis à l’école.

– Mais si tu as M. !

– Nan, M., il me déteste.

Trois heures plus tard, Chupenn tombe littéralement dans les bras de M., rencontré par hasard au parc.

*****

– Tu sais, ton amie E. elle est super contente. Elle rentre enfin à l’école ! (nouvelle séquence l’école c’est formidable)

– Oui, elle doit être contente, E. Parce qu’elle croit que l’école, c’est bien. En fait, c’est pas bien.

 

Vivement demain.

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Un petit commentaire et je suis au paradis!