Misère-credi

Certains jours, Chupenn se lève avec l’air furieux d’un petit taureau qui a envie d’en découdre. Mercredi dernier, je n’ai pas eu le temps d’apercevoir le regard noir qu’il a ces jours-là. Mercredi, quand j’ai posé le pied par terre, il hurlait déjà dans le couloir (coucou les voisins!). Il était levé depuis 10 minutes et j’avais depuis mon lit, suivi sa demi-douzaine de tentatives pour faire sortir son père de ses gonds, toutes magistralement désamorcées par Pacs-que-c’est-Lui.

Donc 2 millisecondes après que Pacs-que-c’est-Lui a disparu dans l’ascenseur (la chance!), Chupenn explosait de rage.

Oui, il veut dire au revoir à son père dans l’ascenseur. Non, il a pas dit au revoir. Non, il veut pas dire coucou par la fenêtre, Non, pas au téléphone, ni à l’interphone. A l’ascenceur, à l’ascenseur, que à l’ascenseur.

Il est 7h30, et il n’y a plus aucun doute, nous sommes misère-credi. La journée va être longue.

A 7h45, il avait retourné toute sa chambre. Au sens propre (re-coucou les voisins). Alors, génétiquement parlant, je ne peux pas lui en vouloir, parce que j’ai moi-même une réputation en matière de jeté rageur d’objets hétéroclites. A 7h45, Chupenn était complètement débordé par sa colère. Certainement sa plus belle crise de nerf. Coup de bol pour lui, mon appareil photo n’avait plus de batterie, l’état de sa chambre aurait mérité d’être immortalisée.

Chupenn a donc pris sa première douche en pyjama. Techniquement, c’était aussi sa première douche froide, parce qu’il m’a été impossible de maîtriser l’animal en attendant que l’eau chaude arrive. Et là, penchée sur la baignoire et sur mon fils hurlant et suppliant, je me suis fait l’effet d’être une tortionnaire de Guantánamo. Hop, il n’est pas 8h, mais cette image figurera au panthéon des pires souvenirs.

Nous avons joué ensuite la réconciliation, je me suis vue lui donner une sucette en guise de petit déj et lui mettre deux chaussettes de couleur différentes. Seules solutions pour lui faire avaler un chocolat chaud et le faire s’habiller, le tout dans un délai acceptable. Par acceptable, il faut comprendre, compatible avec le fait d’être à l’école dans une demi-heure, histoire qu’il fasse profiter ses camarades et son instit de son humeur massacrante du jour. (‘suis partageuse, c’est ma nature).

Et c’est ainsi que de 8h45 à 11h15, nous avons goûté avec Wendoï 2 heures et demi de calme.

Le retour de l’école a été à la hauteur de notre misère-credi. J’ai renoncé à faire des légumes à midi, hein, on mangera mieux mercredi prochain. A la suite d’épisodes rocambolesques, j’ai dégainé LA PUNITION ULTIME, c’est-à-dire le priver d’histoire avant la sieste. Ça ne lui a pas fait plaisir (litote inside). Il a réveillé sa soeur, qui ensuite n’était plus très d’accord (litote, quand tu nous tient) pour retourner à la sieste.

C’est comme cela qu’afin de préserver mon calme et leur intégrité physique, je me suis mise au lit, avec un bouquin, deux boule quies profondément insérées dans les oreilles. De temps en temps j’en retirai une pour tester la stéréo : à ma gauche, Wendoï qui s’est finalement rendormie assez vite. A ma droite, Chupenn  Il a hurlé 1H30. Je veux dire, il a hurlé de 13h35 à 15h. Il a du répéter 2500 fois qu’il voulait une histoire avant de sombrer dans le sommeil jusqu’à 17h45.

Après 17h45, il fut charmant, mon diablotin.

Echange de SMS avec une collègue :

echange SMS

Chupenn diablotin

 

 

 

 

 

 

Chupenn, janvier 2014.

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