Notre mois de janvier

Janvier avait bien commencé. La première semaine tout était vacances, cotillons, paillettes et brève passion pour la GRS. Bref tout allait bien.
Les tranches de foie gras, c’est beaucoup plus savoureux que les peaux de saucisson pour ne pas voir la rentrée arriver.
Et la GRS qui a contaminé nos deux grands au contact des copains de nouvel an, c’est vachement plus sympa que les virus.

La deuxième semaine c’était la rentrée.
Déjà il a fallu renvoyer le justaucorps à sequins à sa propriétaire, on l’avait embarqué par erreur. Chupenn a réintégré ses jeans, son aspect normal et son CE1. Wendoï aussi, à la petite section près. Mais la véritable nouveauté, c’est que Perluette est allée chez la nounou.

Après cette semaine d’adaptation, j’ai une idée beaucoup plus précise de ce que les camés appellent « la sensation de manque ». Ma tête disait « profiiiite! », mon corps disait « reviens viiiite ». Les bras vides, je me suis sentie le contraire de légère, je me suis sentie creuse. Incapable de profiter de ce luxe qui ne reviendra pas de sitôt, du temps pour moi. Tant pis pour moi.

La deuxième semaine, on a aussi mangé beaucoup trop de galettes des rois. La galette est un gâteau sans frangipane où à la fin, c’est Wendoï qui a la fève. Logique, puisque Chupenn est allergique aux fruits à coque et que Wendoï est une princesse.

La veille de la troisième semaine, nous avons dimensionné les deux tunnels qui agrémentent chaque extrémité de nos journées.
Tunnel du matin : lever 6h10, dépôt des enfants, 8h30 , arrivée au bureau… 9h10, au mieux.
Tunnel du soir : récupération des enfants, 17h30, coucher 20h au mieux.
Sur le coup, ça nous a fait rigoler cette rationalisation à l’extrême. (Si toi aussi tu envies mes dimanche soir, tape1). Depuis qu’on se rend compte qu’on arrive pas à faire beaucoup mieux que la théorie, ça nous fait beaucoup moins rire.

(J’ai quand même réussi à gratter 3 minutes sur le lever du matin, en réchauffant les vêtements des enfants au sèche-linge avant de les habiller) (vas-y, c’est le bon plan et c’est cadeau).

La troisième semaine les virus ont attaqué fort. Mettant fin à une période exceptionnelle de 3 mois sans maladie chez nous. C’est dommage, je pensais avoir trouvé le secret de l’immunité hivernale et j’ambitionnais d’écrire un best-seller traduit en 28 langues qui, en plus d’alléger le quotidien de milliers de familles à travers le monde, m’aurait permis de vivre tranquillement de mes rentes.
Ce plan de carrière ruiné, il m’a bien fallu reprendre le chemin du travail, tout en posant des  » jours enfant malade ». La vie ne manque pas d’humour.

À défaut d’être la semaine sans microbe ça a été le mois sans biberon. Perluette a refusé net. J’ai pourtant vu cette enfant prendre goulûment des biberons en décembre.

En journée, elle mange tout ce qu’on veut mais elle ne boit que le sein de sa mère. Et de nuit de préférence. Ça tombe bien, j’avais rien de prévu, la nuit.

Janvier a été un mois fatiguant, mais janvier a aussi été agrémenté de visite de Mamée, de tata Flo, de brunch avec les copains (la forme de sociabilité qui te permet aussi de faire une sieste) et de soirée karaoké jusqu’à 1h du matin (qui te fracasse pour toute la semaine) (les contradictions).

En janvier j’ai manqué de temps, de patience et de sommeil. En janvier, on s’est demandé si on avait pas un enfant de trop, et même si c’était en rigolant et qu’on n’en pense pas un mot , on l’a trouvé un peu rude, ce premier mois de l’année.

Janvier a aussi été le mois où l’on a retrouvé Chupenn et Wendoï endormis dans le même lit un nombre incalculable de fois. Leur complicité atteint un nouveau sommet autour de leur passion commune des cabanes.
Perluette n’a plus rien d’un nourrisson.  On a fêté comme il se doit son premier mi- versaire.  

Alors on en bave un peu mais on en reprend volontiers. Février, on est prêt!

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20 comments on “Notre mois de janvier

  1. mamande4fr
    7 février 2018 a 12 h 28 min