Nouveau bébé: le choc logistique…

Quand un nouvel enfant arrive au foyer (la tournure de phrase vous est offerte par le magazine de la paroisse) c’est un tourbillon d’émotions, de mignonitude, et de remises en question.

C’est aussi un raz de marée logistique. Punaise. Pardon.

C’est le moment où, le nourrisson accaparant presque un adulte à lui tout seul, l’autre se retrouve avec l’intégralité de la charge qu’on se partageait à deux avant.

Avant, on n’avait pourtant pas l’impression d’être si laaaarge que ça. On se noyait dans un verre d’eau ou quoi?
Parce que quand, par un hasard du calendrier familial, on se retrouve avec N-1 enfants, pour un peu, on se croirait en vacances.
L’ avant n’est pourtant pas si loin.

On a beau gagner en lâcher-prise, il y a des trucs qui sont proportionnels au nombre d’enfants.

 

Le bruit. Le bruit quoi. Oui, ok, c’est la vie. Ici, on n’a jamais acheté autant de boules Quies que depuis la naissance de Perluette.

 

Egalement proportionnel, le nombre de fois où tu te lèves de table. Pour aller chercher un truc. Pour ramasser un truc. Pour essuyer un truc / un nez morveux/ des mains luisantes. Pour rapprocher un enfant de la table.

Tout en braillant 20 fois par repas : « Je vous ai dit de rester à table!!!! »

 

 

Le linge.

Là, on n’est pas dans la proportionalité, le linge ça relève plutôt de l’exponentiel. Ça l’a fait à chaque enfant. Mais cette fois, c’est le pompon. Peut être à cause de la conjonction malheureuse entre le facteur « on s’habille avec 25 épaisseurs parce qu’il caille sa mère » et le facteur « bébé qui vomit partout mais surtout sur sa mère ».

Et je rappelle qu’enfourner 5kg de linge sur cycle rapide, ce n’est que la partie immergée de l’iceberg. Le linge se sèche, se plie et se range rarement tout seul. Il paraît qu’il ya même des familles où il se repasse. mais pas tout seul non plus.

D’ailleurs le mec qui a inventé la garde-robe capsule n’avait pas d’enfant : s’imposer le flux tendu en matière de linge, c’est aussi suicidaire que n’avoir pas de Chocapic en stock.

 

Proportionnel au nombre d’enfants, le nombre d’ongles.

Si. Il paraît que ça se démontre par récurrence. En tout cas, le coupage des ongles, c’est super récurent.
80 ongles. Je règne sur 80 ongles. J’ai réalisé ça à la maternité. Mon premier vertige de mère de famille nombreuse. Autant vous dire que les deux panaris intervenus depuis la naissance de Perluette, sont autant de camouflets vis-à-vis de ma nouvelle condition.
Je me suis vue googliser « fréquence de coupe ongle enfants » et tenter un planning. Si, j’en suis là.

 

 

Heureusement, il y a aussi des choses non proportionnelles au nombre d’enfant.

La bobologie. J’ai une collègue qui m’a dit « tu verras, avec 3, il y en a toujours un de malade.  » c’est la version pessimiste. La version optimiste c’est : il n’y en a qu’un seul de malade. Ici, on distribue des cuillers d’eau sucrées à gogo, on a une consommation irraisonnée de pansements Reine des Neige. On a le doliprane-préventif peut être un peu trop facile. Mais quantitativement, on n’est pas plus inquiet qu’avant pour leur santé. Unitairement, c’est une bonne affaire pour la sécu.

Le nombre de bain. Quand on avait qu’un enfant, on le lavait à grande eau tous les jours. Maintenant qu’on a 3 on en lave à grande eau un par jour. En moyenne.

La chiantitude.

La vraie bonne nouvelle c’est que la chiantitude n’est pas proportionnelle au nombre d’enfants. Vraiment. Quand il y en a un qui tape sa crise ++, les autres ils compatissent avec les parents. Ils mangent leur soupe sans moufter mais avec un doigt dans l’oreille pour atténuer le son. Ils se lavent les dents sans râler, en roulant des yeux effarés devant l’impertinence du capricieux. Ce qui ne les empêche nullement de prendre bonne note des meilleures recettes pour faire sortir les parents de leurs gonds, pour quand ce sera leur tour... Et de demander 15 fois d’une voix ingénue « mais pourquoi il est au coin, mon frère/ soeur ? ».

Plus d’enfants, presque pas plus de caprices. Un à la fois de vraiment casse-bonbon. Ça vaut le coup. 

Bon, on va pas se mentir, Perluette, du haut de ses 4 mois peine encore un peu à compatir avec ses parents. Mais ça va venir.

 

Y’a pas de doute, l’arrivée d’un nouvel enfant au foyer, c’est que du bonheur .

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez peut-être