Pierre et le Loup pray for Bruxels

Evidemment qu’ils sont trop petits pour comprendre. Cette fois, on n’a même pas essayé d’expliquer.

On a soigneusement évité la télé et la radio. On a même banni les smart-phone.

On a écouté Pierre et le Loup. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas écouté Pierre et le Loup. Mais ce soir, même Prokofiev résonnait différemment.

Wendoï a fait un bond et s’est précipitée dans mes bras quand les timbales se sont déchaînées, imitant le bruit des fusils.

L’oiseau s’est enfui à temps et a évité le loup et le chat. Le chat a eu très peur mais s’est réfugié dans un arbre. Le malheureux canard, qui était au mauvais endroit au mauvais moment s’est fait croqué. Et Wendoï a demandé « il est où? » quand le hautbois s’est tu.

Je croyais, que comme dans le Petit Chaperon Rouge, le canard revenait d’entre les entrailles du Loup. En fait non. Je ne sais plus ce que Chupenn m’a répondu en haussant les épaules, mais il y avait « pour toujours » et « mort » dans la même phrase.

A la fin, se sont les gentils qui gagnent.

Et Pierre refuse que l’on tue le Loup. Il propose qu’on l’envoie au jardin zoologique. »Au moins, il sera vivant », m’a dit Chupenn. « Oui, espérons qu’il comprenne son erreur », j’ai dit.

 

J’aimerais tellement qu’il n’y ait que dans les histoires que le bruit des armes fasse peur. #PayForBrussels.

PrayersForBrussels

 

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Un petit commentaire et je suis au paradis!