Un an pour mieux manger

Depuis un an (9 mois en fait), on mange mieux. Plus sain, plus équilibré plus responsable, plus local et plus maison.

Si l’on m’avait dit l’hiver dernier que je prendrais plaisir à cuisiner tous les goûters des enfants, et que nous aurions à ce point réduit la part de nourriture industrielle, je ne l’aurais pas cru. Nous n’avions pas d’objectif précis : notre itinéraire concernant l’alimentation relève presque du hasard.

Aujourd‘hui nous mangeons, de tout, de très bons aliments et des pas bons du tout, mais la différence avec l’année dernière, c’est que cela procède d’un choix.

Peut-être que les enfants sont plus calmes d’avoir limité les additifs ; Peut-être que je suis plus en forme (et moins en formes) parce que je mange plus de fruits, de légumes et de céréales, (mais c’est aussi parce que Perluette grandit et fait ses nuits !).

Finalement et c’est la principale réussite : nous avons trouvé notre équilibre entre les diktats des gourous de l’alimentation, et les messages marketing, On y voit clair. On n’est pas non plus devenus les esclaves de notre cuisine, on continue de cuisiner de trucs rapides et peu élaborés, et de faire la majorité des courses au drive. En pratique, il n’y a pas tant de choses que cela qui ont changé, mais cela change quand même tout. Retour sur notre itinéraire.

 

 

Au départ : un vague besoin et un livre providentiel

Nous avons toujours mangé correctement à la maison. PQCL comme moi, avons reçu l’équilibre alimentaire en héritage. Légumes, crudités, produits laitiers, un peu de viande, des fruits et un peu de sucreries (et d’alcool) pour se faire plaisir. La base. On n’a pas de problème de poids et notre luxe était donc de ne pas s’occuper outre mesure de notre alimentation.

Le fait d’avoir des enfants changent un peu la donne. On veut le meilleur pour eux, et il parait que le notre premier devoir est de les nourrir… Mais les discours ambiants me donnent rapidement le tournis. Entre les inventions marketing qui s’affichent en 4×3, les pseudo-scientifiques alarmistes et les gourous qui voudraient tout nous interdire, je n’ai jamais su par quel bout commencer.

Pour les enfants et pour nous, j’étais d’accord pour manger mieux, mais sans interdit, en continuant de charger les courses au drive et sans passer plus de temps à la cuisine.

Compliqué

C’est alors qu’un petit livre providentiel a croisé notre chemin par le biais de ma belle-sœur. C’était le bon moment, on revenait d’une semaine au ski. C’est-à-dire, une semaine à grignoter des Princes dans les télésièges entre les deux repas principaux : le petit-déjeuner et le goûter #tartine power. Trois jours de plus et les enfants nous réclamaient une salade verte.
Bref, on était assez motivés pour manger plus sain et plus équilibré.

 

Ce bouquin s’appelle : le bon choix pour nos enfants. Sa promesse : acheter la meilleure alternative de tous les produits que vous consommez actuellement. Et on vous explique pourquoi.
Sur une double page par catégorie de produit, une demie douzaine de produits sont comparés. A gauche et en vert les produits les moins industriels et en rouge et à droite ceux qui sont les plus transformés. Quelques lignes commentent le « classement » de chaque produit.

 

Enseignement n°1 : tous les produits industriels ne se valent pas.

Il y a une page pour les pâtes, et une pour les pâtes à tartiner. Une pour les mayonnaises, une sur les biscuits apéro. C’est quand même sympa de tomber sur un bouquin que ne te rappelle pas à toutes les pages qu’il vaut mieux manger exclusivement des graines bio.

La substitution de produits = presque zéro effort pour quelques résultats

Nous avons donc très rapidement substitué le Poulain au Nesquick (plus de chocolat, moins de sucre), les petits beurres aux biscuits Thé. Le Ficello à la vache qui rit. On s’est mis aux frites sans arômes, et aux beurres sans texturant.

 

C’est globalement plus cher, mais cela ne demande pas d’effort. Ni d’un point de vue logistique ni d’un point de vue du changement des habitudes.
Hormis pour le Ficello, où on a fait un bide, les enfants n’ont rien remarqué. PQCL a fini les deux premiers paquets de Ficello et il a décrété qu’on repassait chez la grosse vache.

Cette première étape est assez symbolique. Mais c’était le max que ce que l’on pouvait faire à ce moment-là : je venais de reprendre le boulot, et chaque journée était un Himalaya logistique.

Le premier pas, celui qui coûte, était fait : ce petit livre nous a appris à lire les étiquettes. Après on a fait notre petit bonhomme de chemin.

 

Il suffit de lire les étiquettes

Enseignement n°2 : lire les étiquettes (et les comprendre) c’est facile.

 

La thèse du petit livre est simple : Moins un aliment est industriel meilleur il est pour la santé.

Et pour cela, il suffit de lire la liste des ingrédients. Vous les connaissez ? Vous pourriez les avoir dans votre placard ? C’est un aliment peu industriel, avec des qualités nutritionnelles probablement correctes et peu d’additifs.
Si, en revanche, il est fait de sirop de glucose, de poudre d’œuf et autres gommes de guar, il est extrêmement transformé, puisque issu de sous-produits industriels.

 

Ça a le mérite de la simplicité et du bon sens.

 

Leur approche ne tient pas compte de l’origine bio/pas bio des produits mais a le mérite de rappeler qu’un produit bio peut être un produit très industriel ;

Ça a également le mérite de ne pas poser d’interdit. Plutôt que de nous dire qu’il ne faut pas donner de chips aux enfants (globalement, on est au courant, merci), on nous propose le leur donner la meilleure chips du marché. Ce n’est pas pour autant qu’on va leur en donner matin midi et soir, on est d’accord.

 

Grâce aux explications du bouquin, on a très vite pris l’habitude de lire nous-même la liste des ingrédients. C’est finalement très facile de classer le produit et de choisir de l’acheter ou pas. Et puis du coup, on a constaté par nous-même que le meilleur cordon bleu du marché n’est pas exempt d’additifs et d’agent che-lou. On est doucement passé à la deuxième étape, la modification de nos habitudes.

 

La modification des habitudes.

Le cordon-bleu du mercredi a été remplacé par une escalope de dinde panée.

 

Oui, ça prend plus de temps parce que je la pane moi-même (avec de la panure contenant que de la farine et du sel), mais il y a encore des cordons bleus au congel pour les jours de flemme. Les enfants râlent quand c’est « faux-cordons bleus », (il faut bien que j’alimente leurs futurs récits d’enfance difficile).

 

Il y a eu la saga des yaourts. Nous sommes de gros consommateurs de yaourts, et jusqu’à il y a quelques mois, c’était aussi l’aliment principal de Perluette, qui refusait les biberons alors que j’avais repris le chemin du travail, emportant loin d’elle mon ordi et mes seins… Le yaourt était donc en tête de liste de nos préoccupations.

Il s’avère que le summum du yaourt industriel, c’est le yaourt pour bébé. D’ailleurs, il ne se conserve même pas au frais … Avec l’accord du médecin, Perluette a eu des yaourts au lait bio entier, contenant du lait et des ferments. Point barre.

On s’est appliqué la même logique. Exit les textures mousseuses et les coulis fluo. On est revenu à du basique et pas cher. On a réhabilité la confiture ou le miel dans le yaourt nature. On achète désormais la seule marque de yaourts aromatisés qui ne contiennent que du lait, des ferments et des arômes naturels (dommage qu’ils se sentent obligés de vendre des pailles qui finissent directement à la poubelle avec). Comme les enfants les trouvaient un peu tristounes, on a inventé le jeu du « yaourt surprise ». On cache le pot et il faut deviner la saveur. Il n’y a que 4 saveurs différentes.

 

Pour moi et Chupenn c’est super compliqué de ne pas se tromper. Pour Wendoï et PQCL, c’est un jeu d’enfants.

#lagenetique

Moyennant l’acceptation de mon odorat défaillant, coté yaourt, on fait désormais dans le frugal. Mais bon. Mais frugal.

Le paradoxe, c’est que je n’aurais pas consenti ces efforts si on m’avait dit : il faut éviter les yaourts-texturés-c’est-pas-bon-à-la-santé. Pas plus que je n’aurais accepté de passer 10 minutes de plus chaque mercredi à paner des escalopes (je vous en conjure, ne cherchez pas un double sens à cette phrase, il n’y en a pas…). On a fait ces choix, pas-à-pas, à mesure de nos prises de conscience.

 

 

Et finalement : du temps, de l’energie mais du plaisir

 

Et la mayonnaise a continué à prendre. PQCL achète désormais les fruits, les légumes et la viande ailleurs qu’au drive. C’est plus long, c’est plus cher mais c’est meilleur. Et ça lui fait plaisir de nous dénicher de bons fruits.

 

Je passe régulièrement du temps le week-end à faire de la pâtisserie pour les goûters et les petits déjeuner de la semaine. Wendoï est toujours avec moi, en tout cas pour lécher les plats. C’est notre moment à nous.

 

Finalement, il n’y a pas de secret. Pour mieux manger, il faut du temps et de l’énergie. Mais la magie du truc, c’est que contre toute attente, on y prend du plaisir, à ce nouvel investissement. Et le plaisir, c’est probablement, la clé pour un changement durable. C’est probablement aussi la condition pour une éducation au goût et au bien manger pour nos enfants.

 

*

 *         *

 

Chez nous, il y a encore des céréales très sucrées de petit déjeuner, des Princes, des vache-qui-rit et des pizzs industrielles surgelées. Et c’est très bien comme ça. On n’a pas l’ambition de manger parfaitement, on veut juste faire des choix éclairés.

Au-delà de ces changements qui restent tout de même modestes, c’est le processus qui m’étonne. Il est un peu à contre-courant de mon fonctionnement habituel. Je suis plutôt du genre à poser un objectif bien ambitieux au départ, à y dépenser une énergie considérable et à ne faire aucune concession sur l’atteinte de cet objectif. Pour passer ensuite à autre chose. Notre « parcours alimentaire » de cette année s’est fait totalement à rebours. Pas d’objectif initial sauf une vague envie. Chaque étape a nourri la suivante avec l’envie pour seul moteur. Et la possibilité conservée de renoncer ponctuellement aux nouveaux principes par une bonne vieille virée au Mc Do. Et finalement c’est plutôt plus solide à l’arrivée.

 

« Le bon choix pour nos enfants » ou « le bon choix au Supermarché » du collectif La Nutrition, écrit par 8 journalistes scientifiques.
Dites-donc, depuis le temps qu’on se connaît, bien-sûr que non, cet article n’est pas sponsorisé !

Il existe aussi une appli : « Yuka » qui fait la même chose en scannant les codes-barres. Super pratique mais sans la dimension explicative qui a été la clé pour nous.

Je crois que l’on est beaucoup à se poser des questions sur la qualité de l’alimentation, sans pour autant mettre les mêmes choses derrière, d’ailleurs. Je suis impatiente de connaître vos itinéraires !

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29 comments on “ Un an pour mieux manger

  1. Maman Nouille
    26 octobre 2018 a 8 h 45 min

    Oui je crois que nos enfants sont vraiment des moteurs pour ces changements. Après tout on veut le mieux pour eux non? Et effectivement, à mon sens , le mieux c’est de leur offrir des produits dont tu connais la compo et la provenance et de ne pas friser l’orthorexie en allant au mc do et en leur refilant des haribo entre les repas. Non ce n’est pas de la schizophrénie, c’est de l’équilibre 😉
    Purée, je sais pas si c’est l’arrivée de l’hiver mais on surfe sur un thème bouffe.

    • Johanna
      27 octobre 2018 a 8 h 55 min

      Pas facile de trouver un juste équilibre! L’alimentation est un sujet vie passionnel et comme ça revient 4 fois par jour… Je viens de lire ton article et je suis bien d’accord avec ton principe de ne près planquer les légumes!

  2. Dinette et Paillettes
    26 octobre 2018 a 9 h 41 min

    Enfin un bouquin qui semble tenir un discours réaliste, en nous donnant des pistes pour faire mieux sans pour autant nous faire culpabiliser. Merci pour cette référence !

    • Johanna
      27 octobre 2018 a 8 h 57 min

      Oui, je conseille. La présentation est un peu raide, type Que choisir. Mais ce qui compte, c’est leur indépendance

  3. Camomille
    26 octobre 2018 a 11 h 06 min

    J’adore !
    J’essaye dans la mesure du possible de cuisiner et de limiter les plats industriels. Mais c’est surtout le soir que j’ai du mal. ça sera plus simple quand les enfants accepteront la soupe de légumes comme nous 🙂
    Je voudrais essayer de faire le goûter des enfants, je suis persuadée que ce serait mieux, comme tu le dis, mais difficile de trouver le temps tous les we !
    En tout cas, bravo pour ta démarche !

    • Johanna
      27 octobre 2018 a 9 h 07 min

      Merci! Oh la soupe! Wendoï a décrété quelle n’aimait pas et a entraîné son frère dans son sillage. 3 hivers qu’on galère . Mais la saison de la soupe 2018-2019 n’est pas encore ouverte!

  4. Madame Bobette
    26 octobre 2018 a 11 h 22 min

    Nous aussi on se pose beaucoup de questions et notre alimentation change doucement (bon plus doucement que chez vous…). Déjà, maintenant on va à la ferme… C’est pas bio mais c’est local et bon… et un peu plus cher mais tu achètes moins donc dépenses moins au final! A nous la bonne viande, les bons légumes (les fruits dans le Nord, ça reste bof…), le fromage…
    On développe tout doucement l’utilisation de Yuka, surtout pour Tess.
    Et les livres dont tu parles me font de l’œil depuis un moment… Je crois que je vais investir dedans, ça tombe bien, j’ai eu des tickets culture au boulot… La bouffe, c’est de la culture…??? non?
    En tous cas, c’est super tous vos efforts! Je ne suis pas certaine d’arriver jusqu’à la pâtisserie tous les weekend mais le reste me semble atteignable… Après, on s’attaquera au MoinsDeDéchets (car je me sens pas encore prête au ZéroDéchet ^^)

    • Johanna
      27 octobre 2018 a 9 h 13 min

      Alors, dans le désordre : oui, la bouffe c’est de la culture!
      Je suis méfiante envers le bio parce que je trouve que pour satisfaire la demande, on a maintenant du bio-industriel… J’ai le sentiment que les « petites séries », c’est le mieux, même sans l’étiquette bio.
      Et pour le moins de déchets, on s’y est mis un peu aussi, je suis d’accord avec toi, tout celà va dans le le même sens!

  5. 3 enfants en 3ans
    26 octobre 2018 a 11 h 32 min

    Merci pour ton billet. C’est amusant car on est parfaitement synchrone… en Février dernier ma belle soeur m’a fait découvrir Yuka… c’est pour cela par exemple que Loulou a du Poulain et non plus du nesquick dans son bib d’avoine le matin !
    En vrai le chemin a commencé il y a 6 ans quand il s’est agit de diversifier ma fille aînée. Aujourd’hui, en dehors des chips et du saucisson (pensées pour Maman BCBG), 85% de ce que j’achète est sous forme de produit brut ou simple dans sa confection.
    De temps en temps je vérifie mes étiquettes avec Yuka et teste de nouveaux produits. J’ai eu de nombreuses surprises comme par exemple que les produits de marque ne se valent pas entre eux, ou que les marques distributeurs ne sont pas forcémment totalement équivalentes au marques classiques.

    • Johanna
      27 octobre 2018 a 9 h 18 min

      Effectivement on est synchrones!!! Faudrait pas qu’on ait la même belle- soeur ! J’ai les mêmes constats , même gamme de produit, packaging très proche et pourtant qualité alimentaire très différente! Comme quoi les industriels ne considère pas la simplicité des ingrédients comme un argument marketing… dommage, mais à nos de les y inciter. Ça commence avec de petites marques.

  6. tobemummysite
    26 octobre 2018 a 13 h 37 min

    Merci pour cette référence de livre! Pour ma part, je glisse lentement mais surement vers le manger-mieux. Pourtant La Bête n’est pas encore ma principale source de motivation puisqu’elle n’avale toujours rien d’autre que des purées lisses (que je fais maison bio ou achète bio aussi). Cependant elle adore les yaourts pour bébé, gloups! J’en avais essayé d’autres mais ça non plus, ça ne passe pas. Pour nous, adultes, j’évite de plus en plus le transformé, préfère les fruits et légumes de saison et essaie d’acheter local au maximum. Mais la route est encore longue..

    • Johanna
      27 octobre 2018 a 9 h 22 min

      La route est longue pour nous aussi mais je ne vise surtout pas la perfection! Je crois que mieux manger est une demande de beaucoup, le marché va suivre! Parce que j’aime bien aussi me simplifier la vie avec des produits tout faits!

  7. Mam'Weena
    26 octobre 2018 a 16 h 17 min

    Un article très intéressant, ici, clairement le déclic a été la naissance de FeuFolet, même si j’ai déjà des habitudes familiales, avec une maman obsédée des étiquettes… au début, je me contentais de prendre comme elle, maintenant, je lis les étiquettes pour trouver mieux (je viens de trouvé mon Graal des céréales bio, au chocolat, moins grasse, moins sucrée et moins salée que celle conseillée par ma maman ), j’utilise Yuka (même si le côté, dès qu’il y a du chocolat c’est trop sucré me saoule, non sérieux mec, je SAIS, mais j’ai ENVIE de chocolat . J’ai testé avec le sachet de sucre, il est trop sucré ) -d’ailleurs, je suis passé au cacao 1848 de poulains, meilleurs que le nesquick – … je crois que je vais mettre la référence du livre sur ma liste de lecture

    • Johanna
      27 octobre 2018 a 9 h 25 min

      Copine de 1848! Pour les céréales, on a un pied dans l’orthorexie et l’autre dans la malbouffe : c’est flocon d’avoine bio ET chocapic: tout à fait à l’image de notre tambouille interne, quoi! Vive le chocolat!

  8. La Famille Ours
    26 octobre 2018 a 17 h 15 min

    C’est super intéressant de raconter dans le détail les changements mis en place… On vit un peu la même transition, ici : on élimine, on remplace, on fait des arbitrages. Le déclic a aussi été les enfants. Et comme toi, au bout de plusieurs mois, je reste très motivée par le sujet. Je devrais suivre ton exemple et noter le fil de notre parcours. Merci en tout cas pour le partage.

    • Johanna
      27 octobre 2018 a 9 h 28 min

      Merci à toi! Ici, la démarche a aussi une influence sur la réduction de nos déchets, et sur une réflexion sur les cosmétiques… C’est lent mais c’est bien là, on progresse! Bonne progression à vous!

  9. Picou
    26 octobre 2018 a 22 h 44 min

    Hyper intéressant d’autant plus que je realise en te lisant que je suis en plein milieu du même processus sans l’avoir complètement remarqué jusqu’ici! Moins de sucres, plus de lectures d’étiquettes, des yaourts de base, des goûters maison…mais bon les filles sont plus longues que nous a s’adapter pour le moment, parfois c’est un peu rude!

    • Johanna
      27 octobre 2018 a 9 h 33 min

      Ton commentaire me fait très plaisir parce que j’adore quand je réalise, en lisant un blog, que je vis la même chose sans l’avoir remarqué! Mieux manger me paraît être une tendance lourde du marché (comme vous dites vous, les marketers!). J’ai vu que carrefour sort une gamme avec juste l’essentiel. Je sais pas ce que ça vaut mais si ça va dans le bon sens… j’aime bien aussi lire un bouquin sur mon canap’ plutôt que de rester dans ma cuisine!

  10. madamelavande
    27 octobre 2018 a 17 h 18 min

    Très intéressant ton article ! Je crois que nous essayons d’avoir à peu près la même démarche progressive depuis la naissance de la Biscotte. Clairement les cordons bleus, pizzas surgelées et préparations toutes prêtes pour gâteau ont disparus des placards.
    On ne privilégie pas forcément le bio (même s’il prend tout de même une part grandissante dans notre alimentation) mais surtout le local: la viande, le fromage et les fruits et légumes nous les achetons à la coopérative de producteurs du coin. Nous cuisinons aussi de plus en plus, notamment le week-end et je congèle ensuite pour la semaine (j’ai d’ailleurs récemment remplacé mes contenant en plastique par des nouveaux en verre). Mais effectivement il nous arrive encore de manger au fast-food ou d’acheter des céréales bien sucrées pour le gouter (oui j’avoue, les Frosties au gouter font partie de mes envie de femme enceinte !).
    Je vais aller regarder de plus près le livre dont tu parles, ça a l’air très interessant !

    • Johanna
      4 novembre 2018 a 0 h 24 min

      Merci! Ce n’est pas une démarche sans efforts, c’est sûr, mais quand on est motivé par le goût des choses, on trouve les ressources!

  11. MamanDe4
    27 octobre 2018 a 21 h 41 min

    C’est super de te lire, et de voir que je partage ce même cheminement… depuis plus d’une petite année, faire un maximum maison et laisser de côté les plats tout prêts. On y arrive aussi, car on le fait à notre rythme et je trouve ça top même si la route est longue ! Je devrais me mettre à la lecture d’etiquettes !

    • Johanna
      4 novembre 2018 a 0 h 27 min

      Beaucoup de copains autour de nous font la même démarche! Ce doit être une tendance lourde de notre génération! Tant mieux! Oui, la route est longue mais ce qui compte c’est d’avancer dans le bon sens!

  12. Entrelescailloux
    29 octobre 2018 a 10 h 14 min

    Je pense sincèrement que nos enfants mangeront mieux que nous car l’accès aux produits sera différent. Moins de viande, plus local… On essaie d’aller dans ce sens. Il y a des jours top et des jours flop.

    • Johanna
      4 novembre 2018 a 0 h 29 min

      Entièrement d’accord, le marché va s’adapter! Je revendique des jours flops: on a aussi le droit de se simplifier la vie avec du tout fait!

  13. Claire
    1 novembre 2018 a 1 h 03 min

    Doucement, mais sûrement. C’est bien la clé, il me semble. Je fais mes courses essentiellement à la biocoop. C’est plus cher mais beaucoup plus qualitatif. Maintenant, dans les périodes un peu difficile, picard est mon ami. Je pense que c’est comme toute chose, il faut trouver son juste dosage et pas d’interdit. Car généralement, quand il y a un interdit on n’a qu’une envie, le transgresser.
    Et puis concernant le fait maison, je trouve ça hyper valorisant de réussir à faire quelque chose de ses propres mains. Et quand ce n’est pas fait dans le stress, ce sont de chouette moments partagés 🙂
    Et sinon, il est super chouette ton nouveau site, j’aime beaucoup !

    • Johanna
      4 novembre 2018 a 0 h 33 min

      Pas d’interdits, bien d’accord avec toi! Je ne suis pas une grande fan de cuisine, je préfère largement une balade en famille à une séance de cuisine, mais j’apprends à y prendre goût!

    • Johanna
      4 novembre 2018 a 0 h 35 min

      Et merci pour le retour sur le nouveau blog, c’est pas évident de tout tester, j’ai souvent peur qu’il reste de gros bug…

Un petit commentaire et je suis au paradis!