Mais il où est le 2ème trimestre magique de la grossesse?

Pour cet article, « on dirait que » j’ai le droit de me lamenter sur mon état de femme enceinte. (Demain promis je me remets en mode « magie de la grossesse »). (Hum).

 

Rien de tel qu’une troisième grossesse pour se rendre compte que les deux premières se ressemblaient. Et à quel point le deuxième trimestre des deux premières grossesses était sympa. Cette fois-ci, pas de deuxième trimestre (on a dit que j’ai le droit de me plaindre, donc j’ai droit aussi aux envolées mélodramatiques) : je suis coincée entre le premier trimestre dont la fatigue ne s’est pas dissipée et le troisième, parce que je suis déjà en mode baleine.

 

Déjà au troisième trimestre : l’effet baleine

A 5 mois de grossesse, j’ai (sous vos applaudissements) déjà pris la totalité des kilos de toute la grossesse de Chupenn. J’ai espacé mes montées sur la balance parce qu’à chaque fois, il y a un kilo de plus.

On a changé de balance, aussi. Avant, on avait un modèle formidable : si le résultat de la pesée ne convenait pas, il suffisait de remonter dessus parce que le résultat était toujours différent. Bref, au bout d’un certain temps, on trouvait un consensus, la balance et moi. Cette balance avait acquis cette formidable compétence depuis qu’elle avait servi de cale pour repeindre les portes.

Je m’entends beaucoup moins bien avec la nouvelle balance high-tech commandée sur un site chinois par Pacs-que-c’est-Lui (Pacs-que-c ‘est-Lui, qui me demande toutes les semaines si, ça y est je pèse plus que lui). (J’ai encore de la marge).

Bon, et la balance du gynéco, elle non plus, elle n’est pas créative.

Bref, 8kg en 5 mois.

Les commentaires vont du :

«  Tu t’es drôlement arrondie »

(la RH) à

«  T’as sacrément pris du popotin »

(ma collègue).

 

 

Certes, l’escalier me semble déjà vertigineux.

Et j’enrage parce qu’après avoir mis sur la table les yaourts nature, les yaourts à la fraises, et ceux à boire, les crèmes à la vanille et celles au chocolat, le petit-suisse, et la totalité des fromages qui ont la faveur de mes français d’enfants,  SYSTEMATIQUEMENT, il manque une cuillère, la confiture rouge ou un second exemplaire de yaourt-à-la-fraise-des-bois-récoltée-à-la-pleine-lune-par-un-paysan-unijambiste et qu’il faut me re-lever (sans palan).

Et puis, j’ai chaud tout le temps. D’habitude, j’ai froid tout le temps. Alors, au bureau, je suis devenue le tyran de la clim’. Et au premier qui râle je lui dit qu’il n’a qu’à prendre 8 kg, et qu’il n’aura plus jamais froid.

 

 

Mais le pire, ce sont les nuits. Opération sauvez Willy pour se retourner.

 

Alors, moi, dans la vraie vie, je veux dire pas la vie pas-enceinte, je ne bouge pas du tout quand je dors. (Je suis consciente de l’intérêt suprême de cette dernière déclaration, mais rappelez-vous, aujourd’hui, j’ai droit). Bref, d’ordinaire, je ne bouge pas d’un quart de poil de baleine. Je dors sur le ventre, comme une pierre et je tourne juste la tête de temps en temps.

Là, la baleine, c’est moi ; A chaque fois que je suis réveillée par une partie de moi privée de sang, ou tétanisée par une crampe, il faut envisager une opération logistique lourde. Rotation, pivot, surélévation, calage, de moi et de mes coussins et de mes oreillers. L’opération nécessite avant tout d’être parfaitement réveillée. Bref, c’est la loose.

Ou plutôt, c’était la loose. Parce que j’ai réglé le problème. Je re-dors sur le ventre, si si.

 

Je préfère maintenir le secret sur ce dispositif, déjà parce qu’il n’est pas encore breveté et surtout parce que je pense que ce post est déjà bien chargé en révélations ridicules sur ma « petite » personne. Mais, je peux tout de même vous dévoiler que ça fait beaucoup rire Pacs-que-c’est-Lui. « La montagne », il appelle ça.

 

 

La baleine est averse au risque

L’autre effet, c’est l’aversion au risque : les deux autres fois, elle ne m’atteignait qu’au 3eme trimestre…

Quand on attendait Chupenn, on achetait notre 1erappart. Je tenais absolument à ce qu’on soit couverts pour tous les risques associés à des sports qu’on ne pratiquait pas.

Cette fois-ci j’ai attaqué plus tôt :

– j’ai interdit à Pacs-que-c’est-Lui d’acheter une hache pour fendre le bois. Nous avons une magnifique fendeuse pneumatique de 52 Kg.

– Je pas voulu non plus qu’il monte sur le toit. Depuis on a un magnifique devis à 6 000 euros pour remplacer des tuiles qu’on n’a pas vu, mais qui seraient cassées.

 

2eme-trimestre

Pour tout le reste, je reste coincée au 1er trimestre de la grossesse

 

La fatigue qui dure…

Je suis crevée. Quand le réveil sonne, je crois que c’est une blague,  (Wendoï m’aide et débarque en trombe tous les matins dans la chambre parce qu’ « il fait zour ! »).

Dans la journée, j’ai des coups de barres et je pourrais m’endormir là, maintenant, tout de suite.

 

Le matin, je trouve toujours quelqu’un pour me dire que j’ai l’air fatiguée. Ça fait 4 mois que je réponds :

«  nan, c’est pas ça, j’ai plus de fond de teint, j’irai chez Séph*ra à midi ».

Mes collègues aiment le comique de répétition.

 

L’après-midi, il est arrivé plusieurs fois que des gens entrent dans mon bureau rien qu’en voyant mon air défait

Heu ça va ? T’as besoin d’aide ?

J’suis virée.

Nan, je déconne, je suis fa-ti-guée.

 

 

Les nausées qui durent aussi…

 

Elles n’ont pas encore disparues (bon, presque, mais, on a dit, j’ai droit).

Je n’ai plus de nausées de type I  (nausée type I : avoir l’impression d’être dans un manège, sauf qu’on ne peut pas descendre). Mais j’ai encore des nausées de type II (nausées type II : avoir le repas de la veille, le petit déj et le suivant juste derrière les amygdales.  Au bord des lèvres. Les dents du fond qui baignent.) (Bon appétit).

J’ai donc entamé ce mois-ci mon troisième litron de Pulco. (Eau glacée + pulco = descente du bol alimentaire de quelques précieux centimètres dans l’œsophage).

Et pour le lecteur attentif qui verrait une contradiction entre le chapitre « baleine » et le chapitre « nausées » de ce post, (attention, nouveau scoop d’un intérêt mondial) : je ne vomi pas. Je veux dire, jamais. Dans les 25 dernières années en tout cas. Il y a même un mot pour ça : je suis émétophobe. Alors internet regorge de forum d’émétophobes traumatisés, moi je suis pas du tout traumatisée, c’est juste que je garde tout ce que j’avale. Faut pas gâcher.

 

La patience :

Elle n’a jamais été mon fort. Mais là, elle est partie avec mon dynamisme et le reste de mes abdo.

Pourquoi mes enfants n’ont pas été livrés avec un bouton pour régler le volume ? Ces enfants ne s’expriment pas, ils crient.

 

 

 

Bref, le bébé va très bien. Médicalement, c’est la grossesse la plus easy que j’ai connu, et je maintiens que j’adore être enceinte. Je suis ravie d’agrandir la famille, (la prochaine fois on parlera sexe du bébé, ce qui au rythme actuel des publications nous mènera juste avant l’accouchement). Mais punaise, j’en ai marre : rendez-moi mon deuxième trimestre peinard !

Du coup, Pacs-que-c’est-Lui, en prévision de ma prochaine visite chez le gynéco a entrepris un coaching de mendicité d’arrêt de travail. C’est louable de sa part mais c’est sans espoir. Il s’adresse à quelqu’un qui n’ose même pas passer dans la file femme enceinte à la caisse des magasins…

 

Alors, j’ai rêvé? C’est un mythe le 2ème trimestre de plénitude? Vous l’avez connu vous?

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