l’initiation à la montagnette…

A Chupenn , qui était tellement désolé pour moi que mes vacances soient finies, j’avais soufflé à l’oreille que je voulais faire deux choses avec lui avant que ne commence l’école :

  • camper
  • faire une grande rando

Après, il s’agissait de ne pas décevoir ces grands yeux brillants.

J’ai grandi à la montagne, j’ai des tonnes de souvenirs de camping sauvage, de bivouac, de grandes randonnées d’où on revient les joues rouges, les pieds endoloris et des images de nature plein les yeux.

1 jour de sentier, 8 jours de santé.

Le sentiment de liberté éprouvé en montagne, je ne l’ai éprouvée nulle part ailleurs. L’émotion de l’arrivée au sommet, quand on sent l’air frais sur la peau mouillée, quand le paysage se dévoile, est l’un de mes frissons préféré.

et je suis persuadée – théorie inside- que la montagne est une é-du-ca-tion. Comme tout ce qui demande un effort, il faut être initié : pour trouver du bonheur à dormir sur un sol dur, avoir un peu froid la nuit, remettre, le deuxième jour, son sac à dos sur ses épaules endolories, marcher, marcher, marcher.

Alors, je voulais initier Chupenn.

Dans la réalité, le temps était instable et j’ai (encore) manqué d’anticipation (#moi), alors, on a fait light. On a planté la tente dans le jardin, un soir où on était tous les trois et on a fait une petite rando pas loin. L’avantage, c’est que Wendoï a été embarquée dans l’histoire. C’était loin d’être aussi ambitieux que le programme d’origine, mais la magie a quand même opéré. Grâce à Pacs-que-c’est-Lui, notamment. Lui, qui est souvent prompt à se foutre de mes lubies, aurait adooooré camper dans le jardin étant enfant.

Chupenn était fou de joie de planter la tente, c’était la meilleure soirée des vacances (Cela dit, on n’a plus assez de nos 20 doigts et orteils pour compter les meilleures journées des vacances.  Il est temps que ça se termine, ces vacances). On a planté les « sardines », dressé les « mats », déroulé les « sacs à viandes » et les « sacs de couchage ». On a mangé nos pâtes à la lueur de la frontale. Tout cela était très raccord avec les ambitions d’aventurier de Chupenn (qui avait quand même un peu peur du noir), (et on a eu l’inévitable discussion concernant les « loups »).

tente

Wendoï trouvait tout cela très exotique, ce qui n’est pas un compliment, quand on a deux ans :

 – « Nan, pas dehors

Quand elle a compris qu’on allait dormir collées-serrées toutes les deux, elle s’est laissé convaincre. Mais quand même, le lendemain, au moment de la sieste, Wendoï a précisé, en désignant les escaliers :

– est (là-)haut, lit, Mimi. »

On a bu de la tisane en regardant les étoiles. Il faisait doux. Ils ont dormi jusqu’à huit heures, soit plus longtemps que dans leur chambre. Moi aussi, j’aurai bien dormi, si j’avais bu moins de tisane. J’ai pas osé les réveiller avec le crissement des fermetures-éclair, alors, moi et ma vessie, on a attendu…

Deux jours plus tard, on a fait une jolie rando dans les Monts d’Or. Avec V et sa maman (rien de tel qu‘un copain pour s’entraîner sur les chemins). Les enfants ont bien marché, malgré la chaleur étouffante et de bons raidillons. Chupenn, pas peu fier d’en être à sa 4eme rando, jouait le montagnard aguerri.  Les enfants étaient chargés de suivre le balisage, dégainaient leurs jumelles à tout bout de champs (sens propre). A ma grande surprise, même Wendoï est descendue de son sac pour marcher d’un bon rythme.

Finalement, il n’y a que mes chaussures de marche qui n’ont pas tenu le choc (après 11 ans de bons et loyaux services).

Bon, la prochaine fois, on se fait ça grandeur nature.

tijoh montagne

(la photo de couverture, c’est moi, à l’age de Wendoï, dans les montagnes) 😉 (Z’avez vu les cuisses de montagnarde?)

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