Portrait de ceux qui ont compté pour la naissance de Perluette

Perluette est née  il y a presque 15 jours maintenant. Les jours passent bizarrement avec un tout-petit. Et les instants de sa naissance me paraissent à la fois lointains et proches. Alors, voilà quelques instantanés, quelques portraits de ceux qui ont compté pour cette naissance…

 

Il y a eu Quitterie,

Quitterie, la 1ère sage-femme, celle qui a compris mieux que moi ce que nous faisions là, ce 13 juillet au soir. Elle devait être convaincue que ce n’était pas pour tout de suite. Mais elle a surtout compris que ce soir-là, les 25 minutes de route pour atteindre la clinique m’angoissaient terriblement. 25 min, c’est 5 min de moins que le temps mis pour passer de « 3 à 10 », lors des accouchements de Chupenn et Wendoï. Or justement, j’étais à 2,5.

 

Elle nous a mis dans un chambre, sans faire mon admission (ni poser la voie veineuse). La clim faisait un bruit d’hélicoptère, le lit ne s’alongeait pas totalement, Pacs-que-c’est-Lui se caillait sur un fauteuil mais qu’est ce que j’étais bien, à 20m d’une salle de naissance…

A 6h, on est rentrés à la maison avec les meilleurs croissants au beurre de toute ma vie. Toujours à 2-3, toujours avec des contractions intermittentes, mais, de jour, l’angoisse avait disparu.

Merci Quitterie. .
(On est revenu 10 heures plus tard, et pour de bon…)

 

 

Margaux (ou Margot?)

Il y avait Margaux, la puéricultrice de la salle de naissance. Margaux était attentionnée et sympathique, comme sont souvent les puéricultrices. La petite valeur ajouté de Margaux, c’est qu’elle a fait de belles calligraphies sur le bracelet et le carnet de santé de Perluette. C’est pas grand-chose mais ces jolies écritures la suivront toute une partie de sa vie, alors merci Margaux.
(Cette Margaux, elle doit avoir un bullet journal qui déchire !)

 

 

Mon gynéco taciturne presque ému…

 

Evidemment, il y a eu mon gynéco, qui cette fois encore s’est déplacé, et qui aura fait naître Chupenn, le jour de Noël, Wendoï, en plein pont du 1er mai et donc, Perluette, le 14 juillet. Ce docteur en qui j’ai une confiance aveugle, est celui grâce auquel j’ai toujours bien vécu mes grossesses parfois compliquées. Pour autant, il parle peu et met une distance importante entre lui et ses patientes (et ça me va bien). Je ne m’étais jamais senti proche de lui, avant cette naissance.

L’accouchement de Perluette était magique : rapide mais pas violent, sans douleur mais en toute conscience. Guidée par lui, j’ai mis au monde Perluette. J’ai retenu sa tête, elle a serré ses doigts autour de mon doigt juste avant que je l’attrappe pour la mettre sur mon ventre.
C’était merveilleux, une vraie pub pour l’accouchement… Un magnifique cadeau offert par ce médecin.
La cerise sur le gâteau, c’est que, à contre-courant de sa réserve habituelle, le gynéco nous a dit avoir adoré cet accouchement. Ça a été comme une confirmation pour moi du caractère extraordinaire de la naissance de Perluette. Un magnifique point final de ma (brève?) carrière de parturiente!

 

 

TataFlo,

 

Il y avait bien sûr TataFlo, à qui on a confié les enfants en toute quiétude. Quel luxe de pouvoir les coucher dans leur lit avant de partir, de les savoir entre deux bonnes mains et dans leur univers familier. La présence de TataFlo c’était le scénario idéal. Perluette porte le prénom de TataFlo en deuxième prénom.

 

 

Une pédiatre qui aime les enfants…

Pour finir, on a rencontré une extraordinaire pédiatre. Pourtant, ça partait mal, on l’a fait attendre : plutôt que d’attendre notre tour dans la file on est resté en famille dans la chambre : c’était le moment si important de la rencontre de Chupenn et Wendoï avec leur soeur. .. et on s’est pointé à la bourre à la consultation…

A la bourre et en force, Chupenn poussant le berceau de plexi et Wendoï piaillant « c’est mon tour, c’est mon tour! ». Peut-être a-t-elle a capté l’importance de ce moment pour nous : la pédiatre a fait entrer Chupenn et Wendoï, s’est intéressée à eux et les a fait participer à la consultation. C’était si mignon de voir Chupenn écouter le coeur de Perluette au stéthoscope…

 

 

mais je n’oublie pas non plus…

Je n’oublie pas non plus cette puéricultrice que je surnommais « celle que se noie dans un verre d’eau », qui débordée parce que 4 bébés prenaient leur bain en même temps (!), a déversé son stress concernant « le bébé de la 9 qui prend pas de poids, je sais pas ce qui se passe, je sais plus quoi faire ». J’espère que la maman de la chambre 9 n’était pas là pour entendre ça.

 

Je n’oublie pas non plus cette photographe imbécile, qui a certainement voulu me flatter avec le fameux « bah, votre bébé est cool parce que vous êtes cool ».

Cette fois-ci, avec Perluette, tout est allé comme sur des roulettes, et c’est si facile quand tout va bien.

Ça pas n’a toujours été le cas. Et je défie quiconque de rester cool avec deux nuits blanches dans les pattes, un bébé qui hurle sans qu’on comprenne pourquoi, une montée de lait douloureuse et des hémorroïdes assortis aux crevasses le tout dans un océan de conseils contradictoires…

 

Précédemment, il m’est arrivé d’être comme la maman de la chambre 9, d’avoir un bébé avec quelques (menus) problèmes de santé. J’ai été aussi une nouvelle maman stressée et complètement perdue, et objectivement, il y avait de quoi.  Et je me souviens comme dans ces moments on est vulnérable au manque de tact du personnel.

 

Je garderai que le meilleur de ces rencontres plus ou moins éphémères. Elles ont d’ailleurs encore plus de valeur si on se souvient que, malheureusement, l’attention, l’humanité et l’enthousiasme ne sont pas toujours la norme dans les services de maternité.

 

 

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